Un SSD SanDisk SATA de 64GB résiste à 16 ans d’écriture, avec 9 pétaoctets de données et 140 000 cycles enregistrés
Les premiers SSD SATA grand public affichaient souvent 64 ou 128 Go. Ces faibles capacités se payaient à prix d’or. Un test de torture révèle aujourd’hui l’incroyable résistance d’un vieux modèle 64 Go de SanDisk, qui a encaissé plus de 9 pétaoctets de données écrites sur une période de seize ans.
La preuve par neuf pétaoctets
Est-ce pour démontrer la longévité d’un SSD SATA ou simplement pour pousser le matériel dans ses derniers retranchements ? Un utilisateur de Reddit, « Fresh-Palpitation-72 », a soumis un vieux SSD SanDisk de 64 Go à un test extrême. Les statistiques indiquent que le disque a cumulé plus de 61 000 heures de fonctionnement continu, soit près de sept ans, un exploit remarquable pour une capacité aussi modeste.
Les premiers SSD proposés au grand public utilisaient des puces de mémoire flash de type SLC (Single-Level Cell) ou MLC (Multi-Level Cell). Ces technologies, plus anciennes, étaient réputées pour leur durabilité exceptionnelle. Bien que l’état de santé général du SSD SanDisk soit toujours indiqué comme « Bon », un test plus approfondi du post de l’utilisateur révèle l’ampleur des dommages subis.

En effet, malgré son fonctionnement actuel, le SSD de 64 Go a enregistré des erreurs de lecture non corrigeables au niveau du Secteur 0, la zone d’amorçage, dont les cellules sont sévèrement dégradées. Heureusement, la Flash Translation Layer (FTL), les transactions DMA et la mise en cache des écritures semblent toujours saines. L’inconvénient majeur des SSD SATA ou M.2 modernes est l’absence de signaux d’alerte clairs avant une défaillance totale.
Un matin banal, vous pouvez allumer votre ordinateur pour découvrir qu’un de vos disques SSD a purement et simplement disparu du système. Nous attendons de voir combien de temps encore ce SSD SanDisk tiendra le choc, mais 9 pétaoctets de données écrites témoignent d’une résistance hors norme.



