NVIDIA collabore avec le gouvernement américain pour fermer la porte dérobée alimentant la Chine en puces AI interdites
NVIDIA resserre les vis pour que ses GPU dédiés à l’IA atterrissent dans les bonnes mains. Face à des sanctions américaines renforcées, le géant du silicium durcit ses contrôles pour empêcher que ses puces les plus avancées ne contournent les restrictions et ne parviennent en Chine.
Un durcissement des contrôles sur les acheteurs en Asie
NVIDIA multiplie les actions pour garantir que ses GPU ne parviennent pas en Chine, selon un rapport du Financial Times. Cette démarche fait suite à un contrôle accru des autorités taïwanaises sur des entreprises soupçonnées d’acheminer ces puces vers le pays. Alors que des exemptions pourraient être envisagées côté chinois, NVIDIA semble prendre les devants.
Cette nouvelle intervient après que les bureaux de Super Micro et d’autres sociétés aient été perquisitionnés à Taïwan fin mars dans le cadre d’une enquête sur les expéditions de GPU vers la Chine. Bien que les sanctions américaines interdisent explicitement la vente de ces GPU avancés, des circuits de contournement via Taïwan existent. Super Micro avait assuré coopérer avec les autorités pour garantir une distribution légale de ses produits.
Les procureurs américains avaient également engagé des poursuites en mars contre des entités dites de « transit », impliquées dans le reconditionnement de produits Super Micro pour les envoyer en Chine via Taïwan.
Les actions du gouvernement américain auraient créé une pénurie de puces NVIDIA en Chine. Des sources sectoriales citées par le Financial Times indiquent que de grosses ventes du GPU H200 au marché chinois sont également improbables.

NVIDIA aurait considérablement élargi ses efforts de filtrage des clients pour bloquer l’expédition de ses puces IA avancées vers la Chine. Au-delà des questionnaires initiaux, la société intensifie désormais les visites sur site et les entretiens afin de vérifier la légitimité des entreprises acheteuses. Ces contrôles renforcés, ciblant des pays comme Singapour, la Malaisie et le Japon, auraient réduit de moitié le nombre de clients asiatiques de NVIDIA. Ces mesures sont menées en coordination avec le département américain du Commerce.
Alors que NVIDIA durcit ses vérifications de conformité, des informations contradictoires suggèrent que la Chine pourrait autoriser certaines entreprises à importer un quota limité de ses puces. Un rapport évoquait début avril la possibilité d’autoriser l’entrée de 200 000 puces, un chiffre représentant la moitié des demandes formulées par les entreprises chinoises.
Si NVIDIA a conçu une version du H200 adaptée aux spécifications chinoises, Pékin a jusqu’ici empêché les entreprises locales d’acheter ces puces au performances réduites. Cette politique s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir le développement technologique national et de réduire la dépendance aux produits occidentaux.



