First Light n’a pas coûté 200M€ à IOI selon son CEO, mais le jeu n’est pas encore rentable après 2,7 millions de copies vendues
Le dernier jeu de James Bond, 007 First Light, cartonne en termes de ventes. Pourtant, malgré un démarrage fracassant, l’éditeur IO Interactive n’a pas encore rentabilisé son investissement. Les discussions sur la suite de l’agent secret sont déjà en cours avec Amazon, le nouveau propriétaire de la licence.
Un succès commercial qui ne suffit pas
Après avoir écoulé 1,5 million d’exemplaires en vingt-quatre heures, 007 First Light a atteint la barre des 2,7 millions de ventes une semaine plus tard. Selon Hakan Abrak, le PDG de IO Interactive interrogé lors du Summer Game Fest 2026, le jeu a « probablement » dépassé les 3 millions d’unités vendues à l’heure actuelle. Si le titre dépasse les attentes du studio, il lui reste encore du chemin avant de devenir le succès financier dont il a besoin.
La presse a récemment rapporté que le développement de 007 First Light avait coûté près de 200 millions d’€ à IO Interactive. Abrak a toutefois nuancé ce chiffre, expliquant qu’il inclut le marketing, les primes futures liées aux performances et autres dépenses annexes. Le budget de développement pur serait donc inférieur.
Le dirigeant n’a pas donné plus de détails sur la répartition exacte des coûts, mais il a confirmé que le studio n’avait pas encore atteint le seuil de rentabilité avec près de 3 millions de copies vendues. Cette situation s’explique notamment par les spécificités de la licence James Bond, qui implique des partenariats et le versement de redevances.
« Nous n’avons pas encore entièrement récupéré notre mise à cause d’un partenariat et des royalties. Mais les résultats vont bien au-delà de nos rêves et de nos attentes. Ce sera un record absolu pour nous et, à tous les niveaux, un immense succès », a-t-il déclaré.
Un avenir incertain pour la suite
La question de l’avenir des jeux Bond développés par IO Interactive reste ouverte. Avec Amazon désormais gardien de la propriété intellectuelle, les décisions pourraient changer. Abrak a indiqué que des discussions étaient en cours entre les deux parties pour définir la suite des événements.
Il est « tout à fait possible » qu’IO soit aux commandes d’un autre jeu Bond, mais rien n’est encore acté. « Nous discutons actuellement à un niveau élevé de la première année. J’espère vraiment que les joueurs resteront avec nous et que nous proposerons aussi des choses géniales la deuxième année », a-t-il affirmé.
Les échanges entre IO et Amazon se poursuivent. Pour l’instant, ils portent principalement sur 007 First Light et son contenu post-lancement. « Nous parlerons bientôt, dans le futur, des projets à venir entre Amazon et IOI », a précisé Abrak.
De son côté, Jeff Gattis, directeur général du gaming chez Amazon, a rappelé à Polygon la semaine dernière : « Nous n’avons pas développé 007 First Light. Nous y avons un intérêt car nous possédons désormais l’IP, mais cette acquisition a eu lieu après que l’accord entre IO et la licence ait été conclu. Nous n’avions pas tous les droits sur ce jeu James Bond, mais les suites seront réalisées par MGM et, théoriquement, par Amazon Game Studios. »
Il a également évoqué la volonté d’Amazon de brouiller les frontières entre vidéo, films et jeux vidéo, voyant là une opportunité pour créer des IP qui s’étendent au-delà des séries TV et des longs-métrages. Une série Tomb Raider sur Prime Video accompagnera ainsi les jeux, et de nouveaux titres liés aux IP de Prime Video sont en préparation.



