Star Wars: Fate of the Old Republic, financé par un ex-cadre NetEase qui refuse de compromettre l’art pour le succès
Les Game Awards 2025 ont marqué les esprits avec l’annonce de Star Wars: Fate of The Old Republic, un RPG solo développé par d’anciens talents de BioWare sous la direction de Casey Hudson. Un rapport Bloomberg lève le voile sur les origines du projet chez Arcanaut Studios et ses ambitions. Financé par GreaterThan Group, ce titre rejette l’IA générative au profit d’une création authentique.
GreaterThan Group, le nouveau financeur
Parmi les infos les plus marquantes du rapport, GreaterThan Group (GTG) soutient l’aventure Star Wars de Hudson. Créé par l’ancien dirigeant de NetEase, Simon Zhu, GTG émerge des frustrations liées aux réductions de budgets imposées par NetEase à ses partenaires occidentaux.
Selon le rapport, Zhu estime que ces coupes budgétaires ont été excessives, tout comme l’orientation actuelle de l’industrie vers des technologies comme l’IA générative (GenAI). « Vous pouvez viser la satisfaction des joueurs, le succès commercial et l’excellence artistique sans sacrifier l’un pour l’autre. Offrons aux meilleurs créateurs la chance de réaliser leur projet de rêve. Tout le monde y gagne. »
We are GreaterThan Group (GTG), a new model of game company founded by industry veteran Simon Zhu. Our vision is: Unleash the potential.
The industry has become increasingly complex, often at the expense of the creative process. GTG is stripping away the distractions to provide…
— GREATERTHAN GROUP (GTG) (@GreaterThanGRP) May 12, 2026
L’équipe de Arcanaut Studios n’est pas la seule à bénéficier du soutien de GTG. Bullet Farm, fondé par David Vonderhaar, ex-lead sur Call of Duty: Black Ops, a rejoint Zhu. Le portefeuille inclut aussi MAGship, dirigé par Masato Sakai.
Concernant Star Wars: Fate of The Old Republic, Hudson précise que son studio bannit les outils GenAI, jugés dépourvus de valeur créative. « Je trouve l’IA créativement sans âme. Difficile d’imaginer son utilité dans le processus. Elle me laisse froid. » Il vise aussi une équipe restreinte pour maîtriser les coûts, loin des centaines de développeurs.
Hudson évoque enfin la durée du RPG : pas un mastodonte interminable. « Plus grand ne veut pas dire meilleur. Si un jeu m’enthousiasme mais s’étale à 200 heures, même sans viser la fin, je me demande si 20 heures me sortent du premier acte. Beaucoup de joueurs préfèrent une expérience complète et finie. »
L’avenir de GTG s’annonce intrigant, surtout si la première vague de projets de Zhu porte ses fruits. La conviction repose sur le savoir-faire de créateurs comme Hudson, Vonderhaar et Sakai, pour un succès viable sans concessions artistiques.
« Il ne s’agit pas seulement de rentabilité. L’objectif est de prouver qu’on peut générer des revenus solides tout en offrant un divertissement de qualité, de manière intègre. »



