Mon Zenbook possède une touche dédiée pour Copilot, mais des mois après son achat, elle reste largement inutilisée. Cette machine certifiée Copilot+ PC dispose bien d’une puissance d’IA locale, mais l’assistant intégré peine à s’imposer face aux outils externes que j’utilise déjà.
Comment Copilot+ a créé de fausses attentes

L’appellation « Copilot+ PC » laisse penser à un ordinateur conçu autour de l’assistant Microsoft. En réalité, cette certification décrit surtout le matériel et les fonctionnalités Windows locales. Le NPU de mon Zenbook accélère des fonctions comme les effets Windows Studio, les sous-titres en direct ou la recherche améliorée. Le chatbot Copilot lui-même nécessite une connexion Internet, il est donc accessible depuis un Mac ou un navigateur. Appuyer sur la fameuse touche ne lance pas un assistant alimenté par les 50 TOPS du NPU intégré.
La communication autour de ce concept a été confuse. Microsoft a présenté les PC Copilot+ comme une refonte majeure de l’informatique personnelle, avec une IA locale transformant notre utilisation quotidienne. Le NPU est bien présent, et le badge atteste des capacités requises pour les menus d’IA de Windows. Mais très peu de ces fonctions répondent à des problèmes que je rencontre régulièrement.

Parmi ces outils, Recall est probablement le plus utile. Il peut sauvegarder des instantanés de votre activité pour vous aider à retrouver un élément. Si vous gérez un grand nombre de fichiers ou de conversations importants, cela peut être salvateur. Pour autant, je n’ai jamais eu un besoin si pressant d’autoriser Windows à constituer un historique consultable de mon écran. Les sous-titres en direct et les effets Studio sont aussi pratiques dans certaines situations, mais ils restent des utilitaires occasionnels, pas une raison de repenser mon utilisation du portable.
Les autres services d’IA étaient simplement plus pratiques
Je sais déjà vers quels outils me tourner pour mon flux de travail. ChatGPT sert généralement de point de départ pour des recherches larges et le développement d’idées, tandis que Claude intervient quand je dois traiter de longs textes. Chaque service a ses limites, mais ils me sont désormais familiers.
Copilot est littéralement fourni avec mon PC, et jusqu’à récemment, je ne lui avais pas vraiment donné sa chance. Après l’avoir testé, je comprends pourquoi je l’avais négligé. Microsoft utilise le nom Copilot pour plusieurs produits différents : l’assistant grand public, Microsoft 365 Copilot, GitHub Copilot et diverses intégrations Windows. Comprendre quel Copilot fait quoi peut demander plus d’effort que d’ouvrir l’outil en lequel j’ai déjà confiance.
Microsoft a réorganisé ses équipes Copilot cette année pour créer une expérience plus cohérente entre les produits grand public et professionnels. Ce mouvement suggère à lui seul que la structure actuelle était devenue difficile à expliquer.

Disposer Copilot partout ne l’a pas rendu indispensable
Microsoft a tenté de résoudre le problème d’adoption par la visibilité. Copilot est apparu partout : dans Windows, Edge, Office, Paint, le Bloc-notes et d’autres parties du système. Les claviers d’ordinateur ont même reçu une touche dédiée, une première depuis des décennies.
Microsoft a depuis commencé à supprimer ou réduire certains de ces points d’entrée. Les partenaires matériels du géant ont également reconnu ce décalage. Dell a indiqué que les consommateurs achetaient de nouveaux portables pour des améliorations tangibles comme les performances et l’autonomie, tandis que la terminologie « IA » les laissait souvent perplexes. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi mon portable : un magnifique écran OLED, un design fin et léger et une autonomie fiable.
Même ceux qui l’ont essayé ont du mal à s’y tenir
Après avoir écrit sur la faible adoption de Copilot, un auteur m’a contacté pour partager son expérience. Il avait utilisé le service de manière intensive pendant l’écriture d’un livre, mais des mises à jour et des changements de politique l’avaient parfois amené à refuser des tâches qu’il accomplissait auparavant. Il m’a confié qu’il ouvrait désormais Copilot avec une seule question en tête : « Va-t-il le faire ou non ? »

Pour être juste, les services d’IA générative évoluent constamment, et des refus peuvent survenir aussi bien avec Copilot qu’avec ChatGPT, Claude ou Gemini. Copilot porte cependant un fardeau supplémentaire car Microsoft le présente comme un assistant productivité intégré. Les utilisateurs attendent donc une certaine constance de la part d’un outil directement incorporé à leur système d’exploitation et à leurs logiciels de travail.
S’agit-il vraiment d’un investissement pour l’avenir ?
Je ne regrette pas l’achat de ce Zenbook. C’est un portable performant, et le NPU pourrait devenir de plus en plus utile à mesure que les applications exécuteront localement des tâches d’IA. La certification Copilot+ offre aussi la garantie que la machine répond aux critères actuels de Microsoft pour les futures fonctionnalités Windows. Mais cela ressemble davantage à une préparation pour l’avenir qu’à un avantage immédiat.
Et Microsoft pourrait simplement relever la barre à mesure que les systèmes deviennent plus avancés et que les exigences augmentent. Pour l’instant, je continuerai donc d’utiliser les outils d’IA qui correspondent déjà à mon flux de travail. Je tâcherai néanmoins de donner plus souvent sa chance à Copilot, pour voir où il peut réellement faire la différence pour moi.



