La Chine va doubler sa production de puces avec trois nouvelles usines YMTC, 300 000 wafers/mois pour faire face aux restrictions américaines
Les restrictions américaines sur les exportations vers la Chine se durcissent, mais les acteurs locaux n’entendent pas lever le pied. YMTC prépare une montée en cadence majeure de sa production mémoire via de nouvelles usines et un recours accru aux fournisseurs nationaux. Objectif: sécuriser l’approvisionnement intérieur tout en gagnant du terrain sur le marché mondial.
Guerre commerciale Chine–États-Unis : YMTC veut doubler sa capacité avec deux nouvelles usines de semi-conducteurs
L’industrie des semi-conducteurs se retrouve entre deux géants: d’un côté les États-Unis, de l’autre la Chine. Des contrôles à l’export aux interdictions visant des outils indispensables à la fabrication, Washington cherche à priver Pékin des technologies de pointe. Récemment, des élus américains ont poussé à bloquer les exportations vers la Chine des équipements DUV d’ASML.
Les restrictions se multiplient sur plusieurs fronts. Pour y répondre, le fondeur chinois YMTC (Yangtze Memory Technology) prend les devants afin d’alimenter le marché intérieur.
Le groupe finalise déjà une nouvelle usine capable de produire 100 000 tranches par mois, attendue pour la fin de l’année. D’après Reuters, deux sites supplémentaires sont au programme, chacun dimensionné pour 100 000 tranches mensuelles. Une fois les trois unités en service, YMTC ajouterait 300 000 tranches par mois et porterait sa capacité totale de 200 000 à 400 000 unités mensuelles, soit un doublement.
Le fabricant chinois de puces Yangtze Memory Technologies (YMTC) prévoit de construire deux usines supplémentaires en plus de celle qui sera achevée cette année, ce qui plus que doublera sa capacité de production lorsque les trois seront opérationnelles, ont indiqué des personnes au fait du dossier.
Les trois nouveaux sites disposeront chacun d’une capacité de 100 000 tranches par mois une fois pleinement opérationnels, ont déclaré trois sources non autorisées à s’exprimer publiquement.
via Reuters
YMTC renforce aussi la filière locale avec la mise en place de son dernier site: plus de 50% des équipements, matériaux et outils proviendraient de fournisseurs chinois. Parmi eux, des systèmes dédiés à l’empilement vertical, une brique stratégique alors que CXMT travaillerait sur de la DRAM 3D.

Les trois nouvelles usines alloueront une partie de leur capacité à la production de DRAM, ont indiqué deux sources, précisant que le volume dépendra des avancées techniques de l’entreprise.
YMTC a envoyé des exemplaires de DRAM basse consommation (LPDDR) à des clients et attend des retours d’ici la fin de l’année, qui guideront ses décisions de production DRAM, ont-elles ajouté.
via Reuters
La mémoire restera un axe central: une fraction des lignes sera réservée à la DRAM, même si l’ampleur exacte n’est pas arrêtée. Des exemplaires LPDDR ont déjà été transmis à des partenaires pour qualification.
Avec une capacité en hausse et l’arrivée de la DRAM, YMTC pourrait porter sa part du marché mondial de la NAND au-delà de 14% (contre 11,8% actuellement), se rapprochant des niveaux de SK Hynix, Kioxia et Micron.



