Analyste déclare que les 100 prochains jours d’Asha Sharma, CEO de Xbox, seront consacrés à réduire la taille de Xbox
Les débuts d’Asha Sharma à la tête de Xbox étaient salués par les joueurs. En quelques mois seulement, le ton a radicalement changé. L’annonce de nouvelles fermetures de studios et de licenciements massifs a retourné l’opinion, révélant une mission moins glorieuse.
La mission réelle d’Asha Sharma selon les analystes
Le PDG de Xbox, Asha Sharma, est passé du statut de nouveau visage prometteur à celui de simple continuatrice aux yeux des joueurs en un instant. Après avoir réduit le prix du Game Pass, recentré la stratégie matérielle et ramené des exclusivités, elle était applaudie pour son action rapide. Aujourd’hui, face aux rumeurs de fermetures de studios et de nouveaux licenciements, son régime ne semble plus différer de celui de son prédécesseur, Phil Spencer. Pour l’analyste chevronné Joost van Dreunen, il s’agit simplement de « la mission pour laquelle elle a été embauchée » : réduire la taille d’un Xbox devenu trop grand.
Van Dreunen, dont la newsletter SuperJoost Playlist est une référence, explore cette situation dans son dernier numéro, « Les 100 prochains jours de Sharma ». Il y explique que l’industrie traverse un cycle de « disruption », qui récompense la rationalisation des coûts, et non plus un cycle de « contenu », basé sur les gros succès. Pour Xbox, naviguer dans cette phase implique inévitablement des coupes sombres dans les effectifs, une pratique presque devenue une routine ces dernières années.
Si ces licenciements ont fait virer la communauté contre Sharma, ils ne surprennent pas les observateurs avisés. Dès sa nomination, le créateur historique de la marque, Seamus Blackley, avait décrit son rôle comme celui d’un « médecin en soins palliatifs chargé d’accompagner Xbox en douceur vers la nuit ». Ses cent premiers jours, plutôt positifs, semblaient démentir ces craintes. Les annonces récentes les confirment douloureusement.
Sharma elle-même a reconnu que la situation financière de la division Xbox n’était pas saine. Pourtant, personne ne croit que Microsoft, la maison-mère, manque d’argent. Elle pourrait parfaitement conserver tous ses employés sans que cela n’affecte son budget de manière significative. La ligne directrice vient d’en haut : le PDG de Microsoft, Satya Nadella, a été clair. Après 25 ans d’investissement, il est temps que Xbox devienne autonome financièrement.
Se débarrasser des talents créatifs qui produisent les jeux qui font la renommée d’une plateforme est toutefois un chemin risqué pour assurer un succès à long terme, pourtant revendiqué par Microsoft.



