Retour d’Electronic Arts dans le privé après 37 ans, le consortium mené par le PIF obtient toutes les approbations réglementaires et se prépare à finaliser
Electronic Arts s’apprête à vivre un tournant historique. Le géant américain du jeu vidéo annonce la finalisation de tous les feux verts réglementaires pour son rachat à 55 milliards d’euros. Une opération qui le fera passer du statut de société cotée à celui d’entité privée, sous le contrôle majoritaire d’investisseurs saoudiens.
Un consortium mené par le fonds souverain saoudien PIF
Electronic Arts a discrètement annoncé dans un document déposé auprès de la SEC (le gendarme boursier américain) avoir obtenu toutes les approbations réglementaires nécessaires au rachat prévu par un consortium d’investisseurs. Ce consortium comprend le Fonds d’investissement public (PIF), Silver Lake Group et Affinity Partners, avec des participations prévues de 93,4% pour le PIF, 5,5% pour Silver Lake Group et 1,1% pour Affinity Partners. La clôture de l’opération est prévue pour le mardi 4 août 2026.
Comme divulgué précédemment, le 28 septembre 2025, Electronic Arts a signé un accord de fusion avec des entités créées par le consortium. Au 30 juillet 2026, toutes les approbations réglementaires nécessaires ont été obtenues. Electronic Arts s’attend actuellement à ce que la fusion soit finalisée à la clôture des échanges le 4 août 2026.
C’est ce jour-là qu’EA redeviendra une entreprise privée. L’éditeur était initialement entré en bourse avec une introduction en bourse de 84 millions d’euros le 9 janvier 1989, sept ans après sa fondation.
EA venait alors de lancer sa marque EA Sports avec John Madden Football, créant un moteur de revenus récurrents à long terme basé sur des simulations sportives réalistes qui perdure encore aujourd’hui. Au fil du temps, Electronic Arts s’est diversifié. L’acquisition de Maxis a été cruciale, car la franchise Les Sims reste l’une des plus rentables de l’éditeur. Entre 2004 et 2007, EA a également acquis le développeur de Burnout, Criterion Games, le développeur de Battlefield, DICE, et le studio de RPG BioWare.
Les deux premiers sont désormais essentiellement fusionnés au sein de Battlefield Studios, tandis que le troisième, après quelques succès comme les trois premiers jeux Mass Effect et Dragon Age, a trébuché à plusieurs reprises avec des jeux comme Mass Effect Andromeda, Anthem et Dragon Age: Veilguard. En fait, les développeurs de BioWare seraient très inquiets de cette acquisition, car ils pourraient être en grave danger de suppressions d’emplois massives, voire de fermeture du studio.
Sur le papier, passer au statut privé devrait réduire la pression sur les studios d’Electronic Arts pour livrer au rythme trimestriel que les investisseurs publics attendent habituellement. Reste à voir si ce sera réellement le cas.
Dans d’autres actualités EA, le directeur général Andrew Wilson a bénéficié d’une énorme augmentation de salaire due aux performances de Battlefield 6, même si les studios qui ont développé le jeu ont été touchés par des licenciements.



