OpenAI prépare un smartphone pensé autour d’un agent IA unique, capable d’exécuter vos tâches sans passer par une forêt d’applications. Le projet, mentionné par l’analyste Ming-Chi Kuo, s’appuierait sur un processeur conçu sur mesure avec MediaTek et Qualcomm. Sam Altman pousse aussi à repenser en profondeur les systèmes d’exploitation et les interfaces. Si la feuille de route tient, le mobile pourrait devenir le terrain de jeu principal des agents intelligents.
OpenAI prépare son propre smartphone dopé à l’IA
Nos smartphones débordent d’apps. OpenAI veut les remplacer par un agent IA unique qui exécute les tâches à votre place. C’est l’idée derrière un projet de smartphone maison doté d’un processeur sur mesure co-développé avec MediaTek et Qualcomm, révélé initialement par l’analyste Ming-Chi Kuo sur X.
Et Sam Altman semble sur la même ligne. Sur X, le patron d’OpenAI a écrit : “feels like a good time to seriously rethink how operating systems and user interfaces are designed.” Une allusion à peine voilée.
feels like a good time to seriously rethink how operating systems and user interfaces are designed
(also the internet; there should be a protocol that is equally usable by people and agents)
— Sam Altman (@sama) April 26, 2026
Pourquoi OpenAI voudrait fabriquer un téléphone ?
On a déjà vu des tentatives d’appareils “agents” comme Rabbit ou le Humane AI Pin. Faute d’intégration étroite avec le smartphone, les apps et les services du quotidien, ces essais n’ont pas pris. OpenAI chercherait à contourner cet écueil en concevant son propre téléphone pour offrir une véritable assistante IA.
Trois raisons solides émergent. D’abord, pour proposer une expérience d’agent vraiment complète, il faut maîtriser de bout en bout logiciel et matériel. S’appuyer sur Android ou iOS, c’est accepter des règles fixées par d’autres.
Ensuite, votre smartphone concentre plus d’informations sur vous que n’importe quel autre appareil. Il suit votre position, vos habitudes et votre routine en temps réel. Une mine de données pour une IA conçue pour anticiper vos besoins.
Enfin, le smartphone reste la catégorie d’appareils la plus massive au monde. Si OpenAI veut changer d’échelle, c’est là que tout se joue.
Comment l’IA fonctionnera-t-elle sur ce téléphone ?
D’après Ming-Chi Kuo, le smartphone d’OpenAI s’appuierait sur une architecture à deux niveaux. Les tâches légères seraient traitées en local, comme la compréhension du contexte, la gestion de la mémoire et l’exécution de petits modèles. Les calculs lourds partiraient dans le cloud.
L’approche rappelle celle de l’iPhone avec le Private Cloud Compute d’Apple, mais OpenAI bénéficie d’un modèle d’IA déjà opérationnel, quand le lancement d’Apple Intelligence a connu des débuts pour le moins chaotiques.

Côté modèle économique, OpenAI pourrait marier matériel et abonnements, à la manière des offres groupées de services, et bâtir un écosystème développeur centré sur ses agents IA.
Qui accompagne OpenAI sur ce projet ?
Selon Kuo, MediaTek et Qualcomm co-développent le processeur, tandis que Luxshare assure la co-conception système et la fabrication, en partenaire exclusif. Luxshare occupe ici une place intéressante.
D’après l’analyste, l’entreprise tentait depuis longtemps de bousculer la domination de Hon Hai (Foxconn) dans la chaîne d’approvisionnement d’Apple, sans succès notable. Ce projet lui offrirait un point d’appui précoce sur une possible nouvelle génération de smartphones, un enjeu majeur pour Luxshare.

2028 paraît loin, mais si OpenAI réussit son pari, le smartphone que vous utilisez aujourd’hui pourrait avoir un tout autre visage dans un futur proche.



