L’adoption commerciale de la DDR5 a débuté en 2021 et s’est généralisée comme nouveau standard. Samsung Electronics, SK Hynix et Micron entament discrètement les premières phases de développement de la DDR6, successeur de la DDR5. Les fabricants de substrats reçoivent déjà les plans pour fabriquer des prototypes et effectuer des tests de validation.
Pourquoi la DDR6 change la donne ?
La DDR6 devrait au moins doubler les vitesses de transfert de données de la DDR5, limitée actuellement à 8,4 Gbps. Ce bond en avant boostera nettement les performances globales.

Ces hautes vitesses posent des défis sur l’intégrité du signal et l’efficacité énergétique. Les fabricants de substrats interviennent dès le départ pour les relever.
Quand l’attendre sur le marché ?
Pas avant longtemps. L’organisme JEDEC n’a pas encore bouclé la spécification DDR6. Un projet de norme a paru fin 2024, mais des aspects comme l’épaisseur, le nombre de ports E/S et les normes de signal restent en discussion. La production de masse ne démarrera qu’en 2028 ou 2029, une fois la demande des clients précisée.
L’essor de l’IA motive ce développement. Les serveurs IA exigent une mémoire plus rapide et une bande passante accrue. La DDR4, née en 2014, disparaît peu à peu. La DDR5 représente plus de 80 % des livraisons de DRAM pour serveurs, la DDR4 tombant sous 20 % et risquant l’arrêt.

Les avancées sur la DDR6 profitent au secteur, mais son adoption dépendra du prix. L’IA a fait grimper les tarifs de la RAM de façon spectaculaire, et la DDR6 arrivera à un coût élevé.
Les études prévoient une baisse des coûts de RAM et de stockage dès 2027, ce qui pourrait stabiliser les tarifs avant l’arrivée de la DDR6.



