Huawei : une rumeur improbable sur son CEO affole les réseaux sociaux en Chine
Une rumeur spectaculaire agite actuellement le secteur tech. Selon des informations non confirmées, Ren Zhengfei, le PDG de Huawei, aurait quitté la Chine par la mer juste avant l’entrée en vigueur de nouveaux contrôles frontaliers stricts. Cette information, digne d’un film d’espionnage, provient de captures d’écran de discussions internes et coïncide avec une présence policière notable au siège de l’entreprise.
Une fuite par la mer et des questions en suspens
华为总部今天到底发生了什么?现场被武警围起来了!
🔥楼主点评:忍不住想问一句:这是发生了什么大事?偏偏昨天又传出“任正非全家跑路”的消息,两件事时间上撞在一起,难免让网友浮想联翩。大家觉得最可能是什么原因? https://t.co/ebU92P9bZ5 pic.twitter.com/h8a38mU8jY
— 橙子🍊 (@CHZIKJ) September 12, 2026
Cette rumeur a commencé à circuler le 12 septembre, relayant des discussions internes évoquant des salaires impayés et une forte présence policière au siège. Presque simultanément, des rapports ont fait état d’une éventuelle fuite du PDG via la péninsule de Dapeng à Shenzhen, certains témoins mentionnant un véhicule susceptible d’avoir transporté sa famille vers la côte.
Bien que la nature spéculative de ces rapports doive être soulignée, certains médias asiatiques ont commencé à les relayer. Les internautes chinois lient souvent ce scénario à un nouveau règlement entrant en vigueur le 15 septembre, visant à empêcher la fuite des cerveaux et à dissuader les voyages vers des pays considérés comme « à haut risque », comme le Japon.
Ce règlement confère aux autorités le pouvoir de :
- Exiger des documents pour vérifier l’identité et l’objet d’un voyage.
- Rappeler aux citoyens se rendant dans des pays à risque de voyager avec prudence, pouvant même dissuader les déplacements vers certaines destinations.
- Interdire de quitter le territoire, pour une durée de six mois à trois ans, aux citoyens ayant commis à l’étranger des crimes portant atteinte à la sécurité nationale chinoise.
- Interdire la sortie du territoire aux citoyens violant les règles de contrôle des exportations ou de commerce technologique, ou pouvant mettre en péril la sécurité industrielle ou technologique nationale.
- Imposer un test renforcé aux personnes liées aux secteurs des véhicules électriques, des panneaux solaires et des terres rares.
À ce stade, aucune preuve crédible n’atteste que le PDG de Huawei a quitté le pays. Il est cependant raisonnable de penser que les dirigeants de l’entreprise feront face à une surveillance accrue aux frontières, compte tenu de l’importance stratégique du géant technologique pour la Chine.
Par ailleurs, la famille du PDG serait injoignable depuis le 11 septembre. Fait notable, Huawei n’a émis aucun démenti, ce qui attise les spéculations.
Il s’agit du développement le plus sensationnel, bien que non confirmé, concernant Huawei depuis au moins 2020, lorsque sa directrice financière avait été arrêtée au Canada et menacée d’extradition vers les États-Unis pour avoir supposément violé les sanctions américaines contre l’Iran.



