Sega, aujourd’hui éditeur de jeux à succès, a pourtant une histoire de constructeur de consoles bien à lui. Après le triomphe de la Mega Drive, la firme japonaise a connu l’échec de la Saturn, puis celui du Dreamcast. Malgré ses innovations, cette dernière n’a pu rivaliser avec la PlayStation 2 qui écrasait le marché au début des années 2000.
Une nostalgie qui garde toute sa saveur
La faiblesse du Dreamcast ne venait pas de ses jeux internes. Outre Sonic Adventure, c’est la conversion arcade parfaite de Crazy Taxi qui m’a poussé à acheter la console à la fin de l’année 1999. J’ai rarement ressenti autant de plaisir qu’avec ce jeu, son rythme effréné et son ambiance déjantée.
Près de trente ans plus tard, cette même excitation est revenue lors de mon court essai de Crazy Taxi: World Tour. Quand Sega m’a proposé de découvrir son lineup pour la gamescom 2026, qui inclut aussi le très nostalgique Persona 4 Revival, j’ai sauté sur l’occasion de tester ce retour tant attendu. Une occasion que j’ai tellement appréciée que j’aurais volontiers joué plus longtemps.

Comme dans l’original, le personnage principal Axel revient pour une aventure autour du monde. Il parcourt cinq villes internationales pour prendre des clients, gagner de l’argent et réaliser toutes sortes de missions secondaires déjantées. La démo de la gamescom 2026 se déroulait dans une reconstitution d’une ville allemande, avec des pistes d’aéroport, un chemin de montagne et un tracé étendu offrant de nombreuses opportunités d’utiliser les compétences de conduite classiques qui font leur retour. Enchaîner les Crazy Dash, Crazy Stop et Crazy Drift pour réaliser des combos plus longs et obtenir de meilleures récompenses est vite devenu naturel. Rapidement, je fonçais dans la ville pour augmenter mon rang et débloquer encore plus de contenu.
Ces missions secondaires ont été le point fort de mon essai. Elles ne sont pas seulement confiées par les personnages les plus farfelus qu’on ait vus dans un jeu d’arcade, elles sont aussi extrêmement variées et exigeantes. Pour un chauffeur de taxi classique, poursuivre un avion sur le point de décoller ou livrer des pizzas serait impensable. Pour Axel, ce n’est qu’une journée de travail ordinaire.
La session ne durait que 30 minutes. Je n’ai donc pas pu explorer davantage le mode solo de Crazy Taxi: World Tour, ni toucher à son composant multijoueur. Mais une chose a changé. Avant, je connaissais simplement l’existence du jeu. Après avoir pris place derrière le volant, j’attends désormais sa sortie l’année prochaine sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X, Xbox Series S et Nintendo Switch 2, pour voir jusqu’où la folie peut aller.



