NVIDIA prépare son retour en Chine avec une puce d’inférence basée sur LPU, alors que SMIC profite des restrictions américaines pour une position dominante sur le marché
Le marché chinois reste une priorité complexe pour NVIDIA. Alors que Pékin décourage l’importation des H200, le constructeur explore de nouvelles pistes pour rester présent. L’une d’elles impliquerait une puce dédiée, intégrant une technologie sous licence.
Une puce d’inférence AI conçue pour la Chine
NVIDIA préparerait son retour sur le marché chinois avec le développement d’une nouvelle puce spécialisée dans l’inférence. Ce composant, qui devrait être prêt d’ici la fin de l’année, intégrerait des unités de traitement linguistique (LPU) de la société Groq. Un accord de licence technologique avait été conclu entre les deux entreprises en décembre 2025.
Les LPU de Groq regroupent des centaines, voire des milliers, de puces spécialisées. Chacune contient de grands blocs d’unités matricielles (MXM) et vectorielles (VXM), ainsi qu’environ 230 Mo de mémoire SRAM extrêmement rapide. Les pondérations des modèles d’intelligence artificielle sont directement gravées dans cette SRAM, contournant ainsi totalement le concept de cache mémoire.
Surtout, le LPU ne possède ni prédicteur de branchement ni ordonnanceur matériel. C’est le compilateur Groq qui planifie chaque calcul à la nanoseconde près. Cette approche garantit que les données arrivent de la SRAM pour le traitement selon un rythme opérationnel continu et méticuleusement planifié, permettant une inférence extrêmement rapide.
Selon les informations, cette nouvelle puce NVIDIA respecterait les contrôles à l’exportation américains. Ces règles limitent principalement la quantité de mémoire HBM qu’un accélérateur AI destiné à la Chine peut embarquer, et restreignent généralement l’accès aux technologies de packaging avancées comme le CoWoS.
Contournements créatifs et monopole local
中芯國際(SMIC)是中國唯一具備約7nm等級製程的晶圓代工廠。上季產能利用率達93.7%,大幅超越自家財測,並告知客戶將調整為更公平的定價。
– 中芯國際稍早公布單季營收首度突破30億美元(實際為30.1億美元),年增36.1%,淨利近乎成長三倍至4.792億美元。
– 共同執行長趙海軍(Zhao… https://t.co/yeiv5iA8Hj— 駿HaYaO (@QQ_Timmy) August 20, 2026
Pendant ce temps, ces contrôles à l’exportation profitent à SMIC, la seule fonderie chinoise de classe 7 nm. Son taux d’utilisation atteint 93,7 %, avec un chiffre d’affaires trimestriel de 3,01 milliards d’euros, en hausse de 36,1 % sur un an. Son bénéfice net a presque triplé, pour atteindre 479,2 millions d’euros.
Les entreprises chinoises adoptent également des solutions créatives. Alibaba a par exemple dévoilé en mars 2026 le XuanTie C950, un processeur 64 bits RISC-V serveur. Doté de 64 cœurs de calcul sur une seule puce, avec une fréquence pouvant atteindre 3,20 GHz, il intègre directement des moteurs d’accélération matricielle et vectorielle pour gérer les charges de travail AI, éliminant le besoin de GPU.
À l’autre extrémité, la puce DF1000 de DFSX est fabriquée en 14 nm, mais adopte une architecture de calcul 3D en mémoire proche. La mémoire est empilée directement sur la couche de calcul et connectée via une liaison hybride au niveau de la tranche de silicium, fusionnant les chemins de cuivre des deux couches. Cette approche élimine les microbosses ou fils, créant l’équivalent de dizaines de millions d’ascenseurs verticaux ultra-rapides.
La puce DF2000, attendue au quatrième trimestre 2026 en 14 nm, va encore plus loin. Au lieu d’empiler une seule couche de mémoire, elle combine plusieurs tours mémoire-calcul empilées les unes à côté des autres sur une fondation de base. DFSX nomme cette technique la disposition 3.5D Infinity Chiplet. La puce remplace les couches de stockage de base par une disposition DRAM 3D sur mesure, augmentant considérablement la quantité de données temporaires pouvant être conservées directement dans sa structure.
Enfin, une entreprise chinoise discrète, Shanghai Aishegna, est entrée sur le marché de la lithographie DUV. Elle prévoit de produire 5 machines DUV cette année, et 20 autres l’année suivante. Dans ce paysage en évolution rapide, NVIDIA semble avoir ressenti le besoin d’une nouvelle approche pour tenter de préserver sa présence en Chine.



