Le patron de Saber, Matt Karch, affirme qu’une vidéo virale de Portal Writer a déclenché des menaces de mort, aggravant le conflit sur l’écrivain AI du simulateur de transport
L’actualité du jeu vidéo est parfois tumultueuse. Le PDG de Saber Interactive, Matt Karch, vient de régler une polémique publique avec une ancienne scénariste, Stella Sacco, tout en ajoutant une clarification sur l’utilisation de l’IA pour Rideshare Simulator sur Steam.
De la polémique à la clarification
Le studio Saber Interactive a mis à jour la page Steam de son prochain jeu de conduite satirique, Rideshare Simulator, avec une note détaillée sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. Cette mise à jour clôt une semaine mouvementée où le PDG Matt Karch s’est disputé publiquement avec une ancienne scénariste principale avant de lui présenter des excuses.
La controverse a débuté peu après la révélation de la bande-annonce de Rideshare Simulator. L’ancienne scénariste Stella Sacco, qui a travaillé sur des projets comme Stuntman: Ignition, a affirmé avoir été retirée du projet en cours de développement et remplacée par ChatGPT, sans qu’aucune information n’apparaisse sur la page Steam du jeu.
Saber a d’abord répondu par un déni formel. Karch a ensuite monté d’un cran, déclarant à la presse « Stella qui ? » et affirmant ne jamais l’avoir rencontrée, tout en confirmant que l’IA générative est bien utilisée dans le jeu. Il a présenté la future note sur Steam comme une formalité prévue de longue date.
Cette note est désormais en ligne. Selon elle, l’histoire principale, les personnages et les dialogues de Rideshare Simulator sont entièrement écrits par une équipe humaine. L’IA est utilisée à d’autres fins : génération vocale, certains travaux de localisation, le mode optionnel « Free Ride » (qui utilise des missions et dialogues générés par IA), et certaines stations de radio en jeu.
Karch a défendu l’usage de l’IA dans le mode Free Ride, expliquant que ce mode a nécessité l’embauche de deux scénaristes et plusieurs codeurs pour travailler avec les outils d’IA, aboutissant à un coût final supérieur à celui de son exclusion. Il voit l’IA comme un outil pouvant façonner l’expérience des joueurs.
Ce week-end, Sacco a révélé avoir reçu un long email privé de Karch présentant des excuses complètes pour ses propos publics. Karch a qualifié son propre comportement d’impulsif, disant avoir « tiré d’abord et réfléchi après« . Sacco a accepté les excuses, mais réfléchit à ce qui constituerait une réparation concrète.
La résolution n’a pas été totalement nette. Dans la même communication, Karch a aussi taclé Chet Faliszek, le scénariste de Portal, qui avait critiqué sa gestion de la situation dans une longue vidéo YouTube, le qualifiant d' »écrivain sans succès ».
Un échange distinct et plus désordonné avec Faliszek
Un échange sur LinkedIn entre Karch et Faliszek ajoute une autre couche à cette affaire. Karch a répliqué directement à Faliszek, lui reprochant de tirer des conclusions hâtives et suggérant que le contact mutuel Tim Willits aurait pu lui donner le contexte approprié. Karch a aussi affirmé que la vidéo de Faliszek avait entraîné de réelles menaces :
J’ai reçu des menaces de mort et d’autres messages haineux de nombreuses personnes à cause de cette vidéo.
Karch a ajouté que les interventions de Faliszek étaient allées au-delà d’une critique professionnelle, soutenant que ce dernier avait encouragé son public à se moquer de lui personnellement, un ton qu’il juge inacceptable.
Faliszek a répondu que sa critique ne visait pas Karch en tant que PDG, mais spécifiquement sa façon de parler publiquement d’une ancienne employée d’une manière susceptible de nuire à sa carrière, ce qu’il a qualifié de comportement abusif, précisant que ce genre de vidéo n’était pas habituel pour lui.
Karch a ensuite remercié Faliszek d’avoir accepté de retirer la vidéo (ce qui ne semble pas encore être le cas), tout en partageant une capture d’écran d’un tweet de Faliszek contenant une insulte vulgaire sur son anatomie. Karch a maintenu qu’il ne contestait pas les faits relatifs à la situation de Sacco, mais seulement le ton personnel qu’avait pris le débat public de part et d’autre.



