L’information provenant de Wall Street est inquiétante. Pour les consommateurs qui envisagent un nouvel achat tech, la situation liée au prix de la mémoire risque fort de se détériorer.
Des prévisions alarmantes pour les prix

La banque d’investissement Jefferies établit un pronostic particulièrement sombre. Le prix des modules mémoire devrait bondir de 40 à 50% au troisième trimestre 2026. Pire, une nouvelle hausse de 30 à 40% est envisagée pour le quatrième trimestre.
Sur l’année 2027, les analystes tablent sur une augmentation de 40 à 45% en glissement annuel. Cumulées, ces projections laissent entrevoir une explosion des prix comprise entre 150% et 205% d’ici la fin de 2027.
Une légère accalmie n’est attendue qu’en 2028, avec l’arrivée de 15 à 20% de nouvelles capacités de production. Cependant, la demande pour l’intelligence artificielle et le calcul continuera de croître en parallèle, limitant l’effet de cette offre supplémentaire.

Un impact direct sur le prix des terminaux
Le cabinet Gartner prédit de son côté une flambée de 130% des tarifs combinés de la DRAM et des SSD d’ici fin 2026. Cette inflation des composants pourrait entraîner une hausse de 17% du prix moyen des PC et de 13% pour les smartphones. Sur un téléphone à 1000 euros, cela représente une majoration d’environ 130 euros.
Plus grave encore, la catégorie des PC d’entrée de gamme, souvent vendus moins de 500 euros, pourrait purement et simplement disparaître d’ici 2028. Les constructeurs ne seraient plus en mesure de couvrir leurs coûts sans dégager de marge.
La situation est exacerbée par le fait que 50% de la capacité totale de production mémoire est déjà réservée par de grands contrats avec des géants technologiques. Cette part pourrait atteindre 70%, réduisant d’autant la disponibilité pour les appareils grand public.



