Alors que les prix de la mémoire vive continuent d’augmenter, Intel pourrait opter pour une stratégie inhabituelle : relancer la production de ses anciennes générations de processeurs. Cette décision pourrait offrir une bouffée d’air aux assembleurs en quête de PC abordables, en redonnant vie à des plateformes compatibles avec la mémoire DDR4, bien moins chère.
Intel pourrait relancer de vieux processeurs face à la pénurie de mémoire
Selon des informations rapportées par le média chinois ITHome, Intel envisagerait de relancer la production de ses processeurs de 13e et 14e génération. Cette initiative vise à augmenter l’approvisionnement pour plusieurs familles de CPU, notamment sur le marché chinois. Pour les assembleurs de PC, ce timing est crucial. La flambée des prix de la mémoire DDR5 rend les configurations récentes bien moins intéressantes pour qui souhaite monter une machine de jeux à budget serré.
Les cartes mères DDR4 retrouvent une seconde jeunesse
Face à cette tension sur la mémoire, les fabricants de cartes mères parient à nouveau sur la DDR4. Plusieurs d’entre eux auraient confirmé augmenter leur production de modèles compatibles jusqu’à la seconde moitié de 2026, voire en 2027. Ce point est essentiel, car ces cartes deviennent habituellement rares et chères lorsque de nouvelles plateformes arrivent. Une production soutenue permettrait donc d’associer plus facilement d’anciens CPU Intel avec des cartes mères et de la mémoire à des prix raisonnables.

Les assembleurs économiques pourraient en profiter
La vraie surprise pourrait venir de l’année prochaine. Intel préparerait une nouvelle génération de processeurs baptisée « Raptor Lake Next » pour le premier semestre 2027. Ces CPU resteraient compatibles avec la socket LGA 1700 et la DDR4, prolongeant ainsi la durée de vie de cette plateforme plus accessible. Pour l’instant, le gain de performance face aux CPU de 14e génération reste inconnu. AMD a déjà exploré cette voie avec l’édition anniversaire du Ryzen 7 5800X3D.

Ces processeurs ne visent pas les adeptes des dernières architectures. Ils s’adressent plutôt aux joueurs déjà équipés en DDR4, aux assembleurs avec des kits mémoire inutilisés, et à tous ceux qui refusent de payer des composants à des tarifs excessifs. Les anciens CPU de 10e génération pourraient relancer le segment du PC très bas coût, tandis que les 13e et 14e générations offriraient une porte d’entrée plus réaliste pour les nouveaux jeux vidéo.



