L’intelligence artificielle progresse dans l’écriture créative, mais les humains gardent encore une longueur d’avance. Un nouveau benchmark révèle que seuls les modèles les plus avancés parviennent à égaler les écrivains amateurs, tandis que les professionnels restent hors de portée.
GPT 6 Astra en tête face aux amateurs
Le cabinet Vulsar AI a publié un benchmark évaluant la qualité de l’écriture créative longue de plusieurs grands modèles de langage, en les comparant à des rédacteurs humains. Basé sur 475 prompts, l’étude montre que seuls les modèles dits « frontière » parviennent à rivaliser avec les humains, et uniquement avec les écrivains amateurs, pas avec les professionnels.
Le classement général place GPT 6 Astra en première position avec un taux de victoire prédit de 87.8%, devançant de justesse le groupe des rédacteurs amateurs, qui atteint 86.6%. L’écart de compétence entre amateurs et professionnels reste toutefois très marqué. Le podium est complété par le GPT 5.6 Sol d’OpenAI (77.6%) et le Claude Fable 5.1 d’Anthropic (70.3%). Les scores chutent radicalement dès que l’on s’éloigne de ces modèles les plus complexes.

Des modèles pourtant renommés comme Claude Opus 5 ou Grok 4.6 se situent dans la fourchette 50-65%. Les performances des modèles plus légers sont encore moins convaincantes, avec par exemple Qwen3.8-27B à 23.2% et Gemma 4 26B qui ferme la marche avec seulement 10.9%.

En volume de production, les humains génèrent le plus de tokens par prompt, avec 2 592 unités. GPT 6 Astra en produit 1 537 et Claude Fable 5.1, 2 114. Une limite des modèles plus petits, relevée dans des discussions en ligne, est leur tendance à perdre en cohérence sur des récits longs, devenant répétitifs, là où les écrivains conservent leur supériorité.

Les écrivains humains conservent leur capacité à maintenir une narration complexe et à adapter leur style de manière spontanée. La question de savoir quand les modèles de langage parviendront à reproduire le talent des professionnels reste ouverte.



