La franchise culte Resident Evil célèbre ses trente ans. À cette occasion, le producteur exécutif de CAPCOM, Jun Takeuchi, s’est confié sur l’avenir de la série, suscitant à la fois espoir et interrogation chez les fans.
Une décennie décisive pour l’horreur
Cette année marque le trentième anniversaire de la franchise Resident Evil, célébré par CAPCOM avec le lancement très réussi du neuvième volet principal, Requiem.
Dans une interview, le producteur exécutif Jun Takeuchi a principalement dressé un bilan rétrospectif. Il a toutefois partagé une déclaration tournée vers l’avenir qui a fait réagir : L’histoire de la série n’a pas été entièrement planifiée dès le départ ; elle s’est développée avec chaque nouvel opus. Quand nous avons établi le plan pour le remake de RE 2 et développé une stratégie de marque sur dix ans, c’est ce qui m’a préoccupé. Si les gens jouent à tout, je pense qu’ils comprendront qu’il y avait une logique dans l’ordre des remakes. Avec Requiem, sorti cette année, je sens que les dix premières années se sont achevées. Je pense que les dix prochaines années apporteront une conclusion.
Cette dernière phrase a immédiatement mis la communauté en alerte, certains titres laissant entendre que l’histoire de Resident Evil prendrait fin dans dix ans. Cependant, Takeuchi ne semble pas parler de la fin de la franchise, mais plutôt de la conclusion d’un chapitre spécifique de l’intrigue globale. Non, CAPCOM n’arrêtera pas de produire de nouveaux jeux Resident Evil après 2036, ce qui serait impensable au vu des ventes actuelles. De nouveaux personnages pourraient toutefois remplacer ceux que nous connaissons bien.
Takeuchi n’a pas précisé combien de nouveaux volets sortiraient au cours de la prochaine décennie, mais il a confirmé qu’il y en aurait plusieurs. On ignore s’il faisait référence uniquement à des jeux entièrement nouveaux comme Requiem, ou également à des remakes comme celui de Veronica prévu l’année prochaine.
Par ailleurs, le producteur exécutif a brièvement abordé l’utilisation des outils d’IA par le studio : Nous gagnerons en efficacité grâce à l’IA, mais nous ne confierons pas fondamentalement la créativité à l’IA. Je la considère comme un outil. Nous souhaitons l’utiliser là où c’est approprié, mais nous comprenons parfaitement qu’en fin de compte, nous sommes toujours attendus au tournant sur notre propre créativité, et c’est ce qui compte.
Cette approche pragmatique et mesurée est plutôt rare dans le milieu du jeu vidéo, bien que le légendaire Shigeru Miyamoto ait récemment exprimé un optimisme similaire.



