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Le gouvernement américain a récemment interdit l’importation de certains robots et équipements électriques fabriqués à l’étranger. Cette décision, prise par la FCC, vise à protéger les infrastructures d’intelligence artificielle du pays. L’entreprise chinoise Unitree, partenaire de NVIDIA, est particulièrement touchée.
La FCC ajoute les robots et onduleurs étrangers à sa liste noire pour sécuriser l’IA
Si l’annonce de la FCC ne mentionne pas explicitement la Chine, elle restreint les « dispositifs robotiques avancés » et « onduleurs connectés fabriqués à l’étranger ». La Commission définit les dispositifs robotiques comme incluant les robots mobiles, les humanoïdes et autres appareils.
Pour justifier cette décision, les agences de régulation expliquent qu’un organisme inter-agences convoqué par la Maison-Blanche a déterminé que ces équipements étrangers pourraient « créer des vulnérabilités dans la chaîne d’approvisionnement, susceptibles de perturber la sécurité économique et nationale des États-Unis, et constituer un risque cybernétique menaçant les infrastructures critiques américaines ».
Reuters, qui a rapporté l’interdiction en premier, cite Counterpoint Research pour indiquer que la firme chinoise de robotique Unitree serait la plus durement touchée. Unitree est un partenaire important de NVIDIA pour l’utilisation de ses GPU afin d’alimenter un robot humanoïde.

La détermination de sécurité nationale pour les robots affirme que les systèmes fabriqués à l’étranger peuvent créer des risques cybernétiques pour l’Amérique. Elle ajoute que ces systèmes peuvent aussi « collecter des données qui pourraient être exploitées par des acteurs malveillants pour surveiller les Américains, renforcer les capacités des services de renseignement étrangers, ou prendre le contrôle à distance des robots ». L’interdiction concerne les nouveaux produits, pas les modèles plus anciens.
Concernant les onduleurs, la détermination note également des risques cybernétiques. Les fonctions de « connectivité à distance » de ces appareils « pourraient permettre à des firmes étrangères de désactiver les onduleurs, ou de les utiliser pour collecter et exfiltrer des données, faciliter l’accès à distance et la surveillance par des acteurs gouvernementaux étrangers, ou être autrement exploitées lors d’une cyberattaque », précise le texte.
Unitree avait fait les gros titres en 2025 lorsque des chercheurs ont découvert des vulnérabilités dans ses chiens robots. La porte dérobée permettait une surveillance à distance des utilisateurs et le contrôle des appareils, avec un listing Common Vulnerabilities and Exposures (CVE 2025-2894) confirmant le problème. Unitree a corrigé la vulnérabilité en mai et a précisé qu’un service de contrôle à distance tiers était en cause.
Parmi les autres risques identifiés par la détermination pour les robots humanoïdes :
- Une vulnérabilité qui « offrait un accès direct aux flux vidéo en direct, à l’audio du microphone et aux cartes détaillées des domiciles des consommateurs ».
- Une vulnérabilité spécifique aux humanoïdes qui « permettait à un acteur distant de prendre le contrôle des opérations du robot et de scanner d’autres robots humanoïdes dans la zone, offrant aux acteurs malveillants la capacité de créer un botnet humanoïde capable de se propager sans intervention de l’utilisateur ».
Ces deux rapports ont émergé en 2026, le premier ayant été découvert accidentellement après qu’un utilisateur d’un aspirateur robot DJI Romo a rétroconçu le système de communication cloud du robot pour le connecter à sa manette PlayStation 5. Il a ainsi pu contrôler près de 7 000 appareils dans le monde, répartis dans 24 pays.



