Les récents résultats financiers de Sony ont été l’occasion d’une prise de parole ferme sur l’abandon du disque physique pour la PlayStation. La direction a répondu aux critiques en affirmant que cette transition vers le tout-numérique ne nuira pas à ses ventes.
Sony justifie l’abandon du disque PlayStation face à la polémique
Lors de la conférence téléphonique sur les résultats du premier trimestre 2026, Lin Tao, directrice financière de Sony, a abordé la vive controverse suscitée par la décision stratégique de la société de se détourner des disques PlayStation pour un avenir 100% numérique à partir de janvier 2028. Comme cela avait été rapporté, elle a reconnu les fortes réactions des fans, mais a confirmé le plan de Sony et exprimé la conviction que ce changement n’affecterait pas ses activités.
Plus tard dans l’appel, Minami Hase, analyste senior chez Goldman Sachs, a demandé si cette décision risquait de rapprocher la PlayStation du PC, une plateforme qui a depuis longtemps abandonné le support physique. Tao a répondu que les disques n’ont jamais été un élément clé pour distinguer les consoles PlayStation des PC, ajoutant que les vrais différenciateurs restent le contenu soigneusement sélectionné, un environnement de jeu stable et un prix plus abordable que celui des PC haut de gamme.
Nous ne considérons pas le disque comme un facteur de différenciation avec le PC. Sur PC, l’utilisateur joue d’une certaine manière. C’est un marché de longue traîne. Notre force, c’est le contenu que nous sélectionnons, c’est l’un de nos atouts. La stabilité de l’environnement de jeu en est un autre. Comparé à un PC de jeu haut de gamme, notre produit est plus abordable. Nous ne pensons pas que le disque en lui-même soit un fort élément de différenciation. À l’avenir, nous pouvons coexister pacifiquement avec les jeux PC.
Cette accessibilité a toutefois été mise à mal par la récente crise des prix des composants, notamment la mémoire et le stockage, qui a forcé Sony à augmenter ses tarifs fin mars.
| Console | Prix |
|---|---|
| PS5 avec lecteur de disque | 649,99 € |
| PS5 Digital Edition | 599,99 € |
| PS5 Pro | 899,99 € |
Bien entendu, les composants PC sont également beaucoup plus chers, et la console rivale Xbox coûte désormais bien plus : la Xbox Series X avec lecteur de disque est maintenant à 799 € en Europe.
Tao a peut-être raison : la PlayStation reste plus abordable, et la controverse sur le disque est largement sans importance pour sa différenciation. Si la rumeur selon laquelle Xbox pourrait continuer à produire des disques se vérifie, Microsoft pourrait marquer des points auprès des inconditionnels du support physique, même si cela pourrait se faire au prix d’un manque à gagner.



