Le nouveau logiciel PAIR de NVIDIA utilise les PC domestiques inactifs pour accélérer les tâches d’IA
NVIDIA vient de lancer PAIR, un logiciel qui exploite la puissance de calcul inutilisée des PC de votre domicile. Disponible en bêta dès aujourd’hui, cette solution ouvre la porte à des économies substantielles sur le traitement des tâches d’intelligence artificielle.
Quel est le fonctionnement de PAIR ?
PAIR, pour Personal AI Router, est un logiciel open-source. Il agrège la puissance de calcul inoccupée de tous les ordinateurs de votre maison pour répartir une tâche d’IA complexe entre leurs GPU respectifs, qui seraient autrement au repos.
Ainsi, plutôt que votre machine principale assume seule la charge de travail, les PC connectés à votre réseau local utilisent leurs propres puces graphiques pour accomplir les missions qui leur sont déléguées, puis renvoient les résultats. NVIDIA promet de transformer ainsi les temps morts en capacité de calcul exploitable.
L’ensemble s’opère sur un réseau local sécurisé, sans achat supplémentaire ni nouveau matériel. Après installation, le logiciel détecte automatiquement les PC inactifs sur votre réseau domestique et les associe pour une communication fluide et chiffrée.
PAIR surveille ensuite quelles machines sont réellement disponibles et achemine les tâches d’IA vers celles disposant de ressources, en évitant celles que vous utilisez activement. Il s’agit d’un gestionnaire de trafic intelligent, qui ne combine pas les GPU en un seul processeur plus puissant.

Quelle quantité de calcul est réellement gaspillée dans un foyer type ?
D’après NVIDIA, la plupart des foyers américains possèdent déjà deux PC ou plus. Cependant, ces machines ne sont utilisées que 17 % d’une journée moyenne, soit environ quatre heures.
Multipliées par le nombre d’ordinateurs dans une maison ordinaire, ces heures d’inactivité donnent des estimations préoccupantes. Les familles gaspillent près de 165 téraflops de puissance de traitement, l’équivalent d’un PC gaming haut de gamme laissé en veille toute la journée.
En termes financiers, l’argument devient encore plus fort. NVIDIA affirme qu’utiliser ces machines inactives, même à 60 % de leur capacité, pourrait traiter environ 120 millions de tokens par jour avec un modèle open de taille moyenne, ou plusieurs millions de tokens par heure avec un modèle plus important. Externaliser ce type de charge de travail par le cloud coûterait autrement près de 1 200 € par mois en services d’IA, sans compter jusqu’à 120 € de coûts électriques supplémentaires.
La version bêta est désormais disponible pour Windows, macOS et Linux. Elle prend en charge les cartes graphiques NVIDIA RTX de la série 20 et suivantes, y compris les cartes station de travail RTX PRO, les DGX Spark, ainsi que les Macs Apple M4 ou plus récents.



