Le studio Ubisoft traverse une période tumultueuse, marquée par une chute significative de ses ventes de jeux. La société avait misé beaucoup sur son nouvel opus, Star Wars Outlaws, espérant qu’il serait la bouée de sauvetage tant attendue. Cependant, les résultats des ventes s’annoncent décevants, entraînant une baisse continue du cours de l’action, qui atteint des niveaux alarmants jamais observés depuis dix ans.
Actuellement, le prix de l’action d’Ubisoft se situe autour de €13,82, accusant une nouvelle chute ce week-end. Avant cela, le titre avait connu une légère remontée à €15,50 par action. Ce niveau de valorisation est le plus bas observé depuis 2014, témoignant d’un effondrement drastique par rapport aux prix d’avant la pandémie.

En 2018, Ubisoft avait atteint son apogée avec des actions évaluées à près de €100. Cette chute de plus de 80 % de sa valeur marchande depuis, reflète des défis colossaux pour le groupe, notamment dans le contexte post-pandémique.
Malgré cette tempête, Ubisoft refuse de céder aux sirènes de la vente. La société a récemment cherché à attirer des investissements de fonds spéculatifs tels que Blackrock, et a également noué des partenariats avec des géants comme Tencent. Ces choix stratégiques sont apparus nécessaires pour protéger la société contre une éventuelle OPA hostile de Vivendi, l’ancien parent d’Activision.
La succession d’échecs a, certes, plombé le moral des équipes. Des titres comme Watch Dogs sont mis sur la touche, tandis que plusieurs projets gratuits ont été annulés après des années de développement laborieux. Des fiascos tels que Skull & Bones ou XDefiant ont aussi contribué à cette spirale négative, perdant des joueurs dès leur lancement.
Malgré ces revers, une lueur d’espoir se profile à l’horizon, avec la sortie imminente de Assassin’s Creed Shadows. Ce sera le premier titre de la célèbre franchise à se dérouler au Japon, et tous les regards sont tournés vers cette sortie pour espérer relancer le succès d’Ubisoft.



