La nouvelle installation de TSMC en Arizona commence à attirer d’importantes commandes de l’industrie. Un rapport récent indique que les derniers processeurs Ryzen 9000 d’AMD sont en cours de production dans cette usine.
Un nouvel élan pour TSMC en Arizona : NVIDIA, AMD et Apple en ligne de mire
La première usine de TSMC aux États-Unis représente une avancée significative pour le secteur technologique américain, qui était contraint de sous-traiter ses besoins en semi-conducteurs vers Taïwan. Selon l’analyste reconnu Tim Culpan, l’usine d’Arizona a déjà commencé à répondre aux commandes d’entreprise majeures, notamment Apple, qui manifeste un intérêt marqué pour ce site.
Le rapport souligne qu’AMD a également passé des commandes à l’usine d’Arizona, en particulier pour le processeur « Granite Ridge » de la série Ryzen 9000. Ce développement est notable, surtout lorsqu’on considère les racines taïwanaises de Team Red. Ce choix de localisation pourrait être stratégique pour garantir un approvisionnement durable en puces.

Concernant l’avancement des travaux à Arizona, le rapport mentionne que la phase 1A (P1A) est déjà lancée, permettant à l’usine d’atteindre une production de 10 000 wafers par mois. Cela comprend des commandes de clients tels que NVIDIA, AMD et Apple. La phase suivante, P1B, rencontre un obstacle d’approvisionnement en hardware, probablement retardant son lancement au premier trimestre 2025, mais reste dans les délais.
TSMC est appelé à jouer un rôle central dans l’évolution de l’industrie des semi-conducteurs aux États-Unis, particulièrement en raison de l’influence de l’administration Trump. En effet, la célébration de l’usine en décembre dernier avait été reportée pour coïncider avec l’inauguration du président élu, afin de favoriser des relations de travail constructives.
Malgré les tensions politiques, TSMC semble déterminé à établir des relations durables avec la nouvelle administration américaine. Ce choix stratégique pourrait également avoir des répercussions bénéfique sur l’avenir des entreprises technologiques américaines, qui bénéficieraient ainsi d’une indépendance accrue en matière de fabrication de semi-conducteurs.



