Seagate a récemment présenté un prototype de disque dur de laboratoire, affichant une densité impressionnante de 6,9 To par plateau. Cette avancée pave la voie vers des disques de 55 To dans un avenir proche. Équipé de la technologie la plus récente en matière de HAMR, cette innovation a été dévoilée lors d’une conférence académique au Japon. Ce nouveau plateau double la capacité d’utilisation des disques actuellement disponibles sur le marché.
La technologie HAMR (enregistrement magnétique assisté par chaleur) utilise un petit laser pour chauffer brièvement une zone microscopique du plateau au moment de l’écriture. Ce chauffage réduit la coercivité magnétique, ce qui permet à la tête d’enregistrement de modifier la polarité d’un seul bit à la fois. Une fois refroidie en quelques nanosecondes, la stabilité du bit est rétablie, offrant une densité bien supérieure aux disques classiques.

Ces disques représentent un choix idéal pour les systèmes de stockage haute densité tels que les centres de données cloud, les unités de sauvegarde, ou les configurations NAS. Dans ces environnements, la capacité prime souvent sur la vitesse. Utiliser moins de disques pour obtenir la même capacité simplifie les configurations, réduisant ainsi les besoins en puissance, en refroidissement et l’espace requis dans les racks.

Ces disques futurs pourraient intégrer des plateaux encore plus denses, de 10 To et 15 To chacun. Seagate doit s’assurer d’un comportement stable pendant les cycles de lecture/écriture, et surtout, garantir la longévité des données sur des années d’utilisation. La quête de grandes capacités est loin d’être finie.
En parallèle, les constructeurs de SSD ne resteront pas inactifs. Plusieurs entreprises ont déjà présenté des SSD de 256 To en visant 512 To d’ici 2027. Pour rester compétitifs, les disques durs HAMR devront être adoptés à un prix au téraoctet attractif.



