La semaine dernière, ils ont appris que Red Storm Entertainment ne développerait plus de jeux et deviendrait un studio de support technique à plein temps, suite à un licenciement massif de 105 développeurs. Fondé en 1996 par Tom Clancy, le studio était à l’origine derrière les premiers opus de Rainbow Six et Ghost Recon, avant d’être acquis par Ubisoft en 2000, qui a continué à créer des jeux basés sur les romans de Clancy.
De nombreuses pertes
Clore son histoire de développement sans cérémonie a de quoi décevoir, d’autant plus que plus de 100 personnes perdent leurs emplois, cela dans un contexte de restructuration chez Ubisoft, qui avait annoncé un « réinitialisation majeure » en janvier.
Bien qu’il soit flou ce sur quoi Red Storm travaillait avant cette cessation d’activité, des rapports d’Insider-Gaming révèlent qu’il y avait en réalité plusieurs projets en cours.
Projets en cours chez Red Storm
Red Storm n’avait pas dirigé de projet sortant depuis Ghost Recon: Future Soldier en 2012. Historiquement, le studio avait plutôt été un support pour de nombreux titres sous la marque Tom Clancy. Son dernier projet s’appelait The Division Heartland, annulé lors des réallocations chez Ubisoft, qui a choisi de se reconcentrer sur Rainbow Six Siege.
Selon Insider-Gaming, Red Storm avait au moins 10 projets en développement:
- Contenu saisonnier pour Rainbow Six Siege
- Prochain jeu principal de Ghost Recon, en cours sous le nom de code Project OVR
- Brawlhalla
- Beyond Good & Evil 2
- Jeu Rainbow Six de style XCOM, potentiellement appelé Slice & Dice
- Travaux audio pour The Division 2
- Splinter Cell
- Travail conceptuel pour The Division 3
- Support pour un Director’s Cut de Watch Dogs non annoncé
- Projet non annoncé actuellement en phase conceptuelle
Cette situation révèle pourquoi Ubisoft a décidé de réorganiser ses équipes en « Creative Houses », chacune gérant diverses propriétés intellectuelles, rendant difficile le fonctionnement d’un studio unique sur plusieurs projets.
Dans un contexte où Ubisoft souhaite réduire ses coûts de 200 millions €, il est compréhensible que le studio cesse ses opérations de développement tout en conservant son expertise technique pour soutenir d’autres équipes, notamment avec le moteur Snowdrop.



