Lors de l’événement FMS 2024, Phison a mis en avant ses solutions innovantes dans le secteur du stockage, allant des SSD pour datacenter aux produits destinés aux consommateurs. En explorant leur collaboration avec Seagate et l’émergence de la marque Pascari, cet aperçu révèle comment Phison redéfinit l’accès aux performances haut de gamme en matière de stockage.
Lors de la FMS 2024, Phison a consacré une grande partie de son espace d’exposition à ses solutions SSD et retimer PCIe pour entreprises / data centers, en plus de ses produits destinés aux consommateurs. En tant que fournisseur de contrôleurs / silicium, Phison a historiquement collaboré avec des partenaires constructeurs pour commercialiser ses solutions. Du côté des entreprises, leur association avec Seagate pour la série X1 (et les SSD d’entreprise Nytro qui en ont découlé) est bien connue. Seagate a fourni les caractéristiques nécessaires et a eu un mot à dire sur le firmware final avant que les disques ne soient certifiés pour leurs clients data center. Une telle qualification nécessite un investissement en ressources considérable, possible uniquement pour de grandes entreprises (excluant la plupart des fournisseurs de SSD consommateurs de niveau deux).
Phison a présenté la plateforme Gen 5 X2 lors de la FMS de l’année dernière comme une continuité de la X1. Cependant, avec Seagate se concentrant sur son développement HAMR et affrontant d’autres défis, Phison a décidé de poursuivre le processus de qualification pour le processus X2 par ses propres moyens. Dans une perspective plus large, Phison a également pris conscience que l’approche de marque blanche pour les SSD d’entreprise ne fonctionnerait pas sur le long terme. Par conséquent, la marque Pascari a vu le jour (notamment pour rendre les SSD d’entreprise de Phison plus accessibles aux consommateurs finaux).

Avec la marque Pascari, Phison a lancé différentes gammes visant des cas d’utilisation variés : des disques d’entreprise haute performance dans la série X aux disques de démarrage dans la série B. La série AI propose des déclinaisons supportant jusqu’à 100 DWPD (plus de détails dans la sous-section aiDAPTIVE+ ci-dessous).

Le D200V Gen 5 a pris la tête des disques exposés, grâce à sa capacité exceptionnelle de 61,44 To (un disque de 122,88 To est également prévu dans la même gamme). L’utilisation de la QLC dans cette gamme axée sur la capacité réduit les vitesses d’écriture séquentielles soutenues à 2,1 Go/s, mais celles-ci sont conçues pour des charges de travail axées sur la lecture.

De son côté, le X200 est un disque eTLC Gen 5 affichant jusqu’à 8,7 Go/s en écriture séquentielle. Il est disponible en déclinaisons orientées lecture (1 DWPD) et en charges de travail mixtes (3 DWPD) avec des capacités allant jusqu’à 30,72 To. Le disque eTLC X100 représente une évolution de la plateforme X1 / Seagate Nytro 5050, intégrant toutefois des NAND plus récents et des capacités plus élevées.


Ces disques intègrent toutes les fonctionnalités habituelles des entreprises, y compris la protection contre les pertes de courant et la possibilité de certification FIPS. Bien que Phison ne l’ait pas annoncé spécifiquement, de nouvelles fonctionnalités NVMe comme la gestion flexible des données devraient faire partie des futures fonctionnalités du firmware.
100 Go/s avec Dual HighPoint Rocket 1608 et SSD Phison E26
Bien que ce ne soit pas strictement une démonstration d’entreprise, Phison a proposé une station montrant des lectures et écritures séquentielles dépassant 100 Go/s avec une station de travail classique. Le secret était l’installation de deux cartes d’extension HighPoint Rocket 1608A (chacune avec huit emplacements M.2) et la mise en RAID 0 des 16 disques M.2.

HighPoint Technology et Phison collaborent pour qualifier les disques basés sur E26 pour cette utilisation, et nous en verrons davantage dans une prochaine revue.
aiDAPTIV+ Pro Suite pour Formation AI
Une des démonstrations les plus intéressantes au stand de Phison était la suite aiDAPTIV+ Pro. L’année dernière à la FMS, Phison avait présenté un SSD de 40 DWPD destiné à Chia (heureusement, cette mode a disparu). L’entreprise a travaillé sur l’endurance extrême, la portant à 60 DWPD (norme pour les disques à cache SLC de Micron et Solidigm).

À la FMS 2024, l’entreprise a pris ce SSD et ajouté une couche de middleware pour garantir que les charges de travail restent davantage séquentielles. Cela élève la cote d’endurance à 100 DWPD. Cette couche middleware fait en fait partie de leur suite de formation AI destinée aux petites et moyennes entreprises qui n’ont pas le budget pour une station DGX complète ou pour des ajustements sur site.




La réformation de modèles en utilisant ces SSD AI comme extension de la VRAM des GPU peut offrir d’importants avantages en termes de coût total de possession pour ces entreprises, car les coûteuses GPU spécifiques à la formation AI peuvent être remplacées par un ensemble de GPU RTX relativement peu onéreux. Ce middleware est lié à l’achat des SSD de la série AI (qui possèdent actuellement des interfaces Gen 4 x4 en formats U.2 ou M.2). L’utilisation de SSD comme couche de cache peut permettre un ajustement de modèles avec un très grand nombre de paramètres en utilisant un nombre minimal de GPU (sans avoir à les utiliser principalement pour leur capacité HBM).



