Les Premiers Pas du Processeur Intel Panther Lake
Intel a récemment présenté le Panther Lake au CES 2026, mettant en avant les performances et l’autonomie impressionnantes de son GPU intégré, l’Arc B390. Cependant, des défis subsistent avec la technologie de multi génération d’images. J’ai eu l’occasion d’expérimenter plusieurs jeux sur des ordinateurs portables équipés de Panther Lake, et bien que la fonctionnalité soit efficace dans certains titres, d’autres nécessitent encore des améliorations.
À l’instar de la technologie de NVIDIA, qui propose un fonctionnement à 6x dans le DLSS 4.5, il faut une base solide pour exploiter pleinement les capacités de la nouvelle technologie d’Intel. Si un jeu tourne à seulement 15fps, l’ajout de la génération d’images n’améliore pas l’expérience, qui demeure très médiocre en raison de la latence. À partir de 45fps, cette fonctionnalité devient alors utile pour fluidifier les mouvements.
Lors de ma visite dans le lounge Core Ultra d’Intel, un jeu a attiré mon attention : Assassin’s Creed: Shadows. Au premier abord, le GPU intégré de Panther Lake semblait faire tourner ce titre de manière fluide, atteignant plus de 100fps en 1080p avec une configuration graphique moyenne et le scaling XeSS. Pourtant, la réalité sans la génération d’images est moins joyeuse, oscillant entre 30 et 40fps, trop faible pour tirer profit du multi frame gen.

Ce taux de frames reste jouable pour un ordinateur portable léger avec des iGPU (graphiques intégrés), malgré l’impossibilité d’utiliser le multi frame gen dans ces conditions. En examinant plus en détail, j’ai également repéré des artefacts visuels causés par cette fonctionnalité. Dans certaines scènes avec des particules d’eau, le système confondait des bandes colorées, générant un effet visuellement plaisant mais pas conforme à l’expérience prévue.

J’ai partagé mes découvertes avec Tom Petersen, expert en hardware graphique chez Intel. Il a reconnu que l’effet visuel était séduisant, mais pas à la hauteur des attentes. « Ce qui se passe ici, c’est que le flux optique se mélange », a-t-il expliqué. Il a également souligné le travail important qui reste à faire pour améliorer l’expérience de jeu.
Bien que des problèmes subsistent, Intel ne mise pas exclusivement sur ces technologies pour promouvoir le Panther Lake. « Ce n’est pas le cœur de ce stratégie, » a insisté Petersen. L’accent est mis sur la performance raster, tout en admettant que l’intelligence artificielle a encore des progrès à réaliser.
Malgré ces défis, le GPU du Panther Lake affiche des performances d’un bon niveau, même sans le multi frame gen. Il est encourageant de voir qu’Intel reconnaît qu’il reste du travail à effectuer, surtout concernant le développement de ses pilotes et améliorations technologiques.



