NVIDIA a peut-être trop optimisé ses cartes graphiques GeForce RTX 5090 Founders Edition, car des tests révèlent qu’une pâtes thermiques classique peut très bien faire le travail. Les utilisateurs continueront à tirer profit de l’application originale de métal liquide, mais pas autant qu’on pourrait le penser.
Selon les tests de TechPowerUp, la pâte thermique Arctic MX-6, disponible à environ 7 €, offre des résultats très proches de ceux obtenus avec l’interface thermique au métal liquide appliquée en usine. La température du GPU a seulement augmenté de 1,8°C après être passée à une pâte classique. On aurait pu espérer un écart plus important face à ce célèbre métal liquide, surtout que ce dernier est souvent privilégié par les constructeurs d’appareils.

Performances Thermiques Comparées
Le test a duré environ six minutes pour que le GPU GB202 réchauffe sa chambre à vapeur et ses ailettes de refroidissement. À l’issue de l’expérience, la température maximale a atteint 77,6°C avec le métal liquide et 79,4°C avec la Arctic MX-6. Une si petite différence qui pourrait être attribuée à une machine poussiéreuse ou aux températures estivales. Le protocole de test était rigoureusement identique pour garantir la cohérence, incluant la vitesse de ventilateur.
Les performances mesurées restaient équivalentes à l’état d’origine, sans throttling thermique pour le GPU. La RTX 5090 affiche une limite thermique plus élevée que la RTX 4090, passant de 83°C à une impressionnante 90°C. Ainsi, le GPU conserve une marge de sécurité par rapport à la surchauffe, même en tenant compte de la température des points chauds, dont NVIDIA ne fait pas mention auprès des utilisateurs.

Options de Pâte Thermique
Ces résultats indiquent que les utilisateurs peuvent envisager de remplacer la pâte thermique de leurs cartes graphiques sans crainte. Dans quelques années, si le GPU commence à chauffer de manière excessive, ou après installation d’un système de refroidissement liquide, une pâte thermique classique pourrait s’avérer plus rassurante grâce à sa nature non-conductrice, en opposition à celle du métal liquide.
Il est légitime de se demander pourquoi NVIDIA a opté pour le métal liquide malgré les risques potentiels. L’explication la plus plausible réside dans la quête de performances maximales. Comme l’explique NVIDIA lors de la vidéo de développement de la Founders Edition, l’objectif est d’offrir la meilleure dissipation thermique dans un format à double slot. Les tests ont prouvé que cette puissante puce de 575W ne dépassait pas les 80°C.



