NVIDIA annonce une amélioration de 10x des performances graphiques pour la Switch 2 avec DLSS et ray tracing
Des nouveautés prometteuses émergent autour du Switch 2, notamment un support au ray tracing et au DLSS, offrant des améliorations notables en matière de qualité graphique. Toutefois, la mise en œuvre de ces technologies dépendra des développeurs, alors que le prix et celui des jeux soulèvent des interrogations parmi les fans.
Nintendo a récemment dévoilé le Switch 2, mais des détails précis sur le processeur qui alimente cette nouvelle console sont restés flous, l’entreprise se contentant d’indiquer qu’il s’agissait d’un design personnalisé de NVIDIA. Seules des informations générales ont été communiquées, comme la possibilité d’atteindre 120fps sur l’appareil et du 4K à 60fps, avec prise en charge de la VRR. Heureusement, NVIDIA a apporté des précisions sur le sujet.
NVIDIA a publié un article de blog mettant en avant les caractéristiques offertes par son hardware qui alimente le Switch 2, en complément des informations fournies par Nintendo. Parmi celles-ci, on trouve le support du ray tracing.
Bien que le ray tracing soit également disponible sur d’autres consoles, son utilisation par les développeurs a mis un certain temps à se concrétiser. Des titres comme Spider-Man: Miles Morales et Cyberpunk 2077 ont été parmi les premiers à intégrer cette technologie sur la PlayStation 5 et la Xbox Series X. Selon The Shortcut, en janvier, la liste des titres PS5 proposant le ray tracing s’est élargie pour atteindre 58 jeux. Cependant, certains ne l’offrent que sur la version Pro de la PS5.
Un autre aspect intéressant que Nintendo peut revendiquer est le support du DLSS, qui est désormais devenu un standard dans le domaine du jeu sur PC. La technologie concurrente, FidelityFX Super Resolution (FSR), a récemment fait son apparition sur les ordinateurs portables de jeu, les consoles et les PC portables. Ces deux technologies permettent aux systèmes d’améliorer la qualité de l’image tout en maintenant la performance, mais le Switch 2 est le premier appareil de jeu portable à proposer le DLSS, que NVIDIA considère comme supérieur. Grâce à ses Tensor Cores, NVIDIA assure que l’hybride de Nintendo présente dix fois la performance graphique de l’ancien Switch.
Toutes ces caractéristiques semblent prometteuses, mais il y a un hic. Bien que le DLSS et le ray tracing apportent des atouts au Switch 2, leur intégration dépendra des développeurs. Il ne faut pas s’attendre à voir immédiatement des jeux tirer parti de ces technologies. Il a fallu du temps aux studios pour les intégrer dans les jeux de la PS5 et de la Xbox Series X. Rockstar, par exemple, a ajouté le ray tracing à GTA 5 uniquement en 2022, soit deux ans après la sortie de ces consoles. Il est probable qu’il faudra encore plus de temps avant que les développeurs ne les mettent en œuvre sur un appareil avec un écran relativement plus petit.
Malgré l’amélioration de la résolution que le Switch 2 offre lorsqu’il est connecté à un téléviseur, il existe une forte volonté de présenter l’appareil comme une unité de jeu portable. Son écran de 8 pouces à 120fps en 1080p est largement suffisant pour cet usage. Par conséquent, il est peu probable que les développeurs s’empressent d’intégrer le DLSS et le ray tracing dans des mises à jour ou de nouveaux jeux rapidement. NVIDIA n’a mentionné aucun jeu en développement qui utiliserait l’une ou l’autre technologie.
Les problèmes plus pressants concernant le Switch 2 concernent son prix et celui de ses jeux. À 450€ pour des performances proches de celles des consoles de salon, de nombreux propriétaires de Switch choisissent de passer leur tour pour le modèle amélioré. La nouvelle fourchette de prix de Nintendo, fixée entre 70€ et 80€ pour les nouveaux jeux et ceux déjà sortis, a également soulevé l’indignation d’un grand nombre de fans. Bien que l’appareil soit clairement un handheld performant, il ne rivalise pas avec les consoles de salon, mis à part son prix.




