Microsoft a récemment annoncé la suppression de près de 9000 postes, représentant 4 % de son effectif total. Cette décision s’inscrit dans une volonté de réduire les coûts afin de favoriser l’augmentation des dépenses liées à l’infrastructure de l’IA.
Selon The Seattle Times, contrairement à certaines rumeurs, la société ne remplace pas ses employés par des agents d’IA. Néanmoins, Microsoft cherche à optimiser ses dépenses pour accompagner ses investissements prévus dans ce domaine, s’élevant à plus de 80 milliards € pour cette année, soit 25 milliards € de plus que les précédentes.
Cependant, ces licenciements affectent négativement l’image de Microsoft dans le secteur du jeu vidéo. La firme a dépensé des milliards pour acquérir des sociétés comme ZeniMax Media, la maison mère de Bethesda, et Activision Blizzard, en vue d’étoffer sa bibliothèque de jeux sur le service d’abonnement Game Pass. L’augmentation de la base d’utilisateurs n’a cependant pas été à la hauteur des attentes, laissant place à des doutes parmi les analystes sur la stratégie d’Xbox.
La réaction de l’industrie face à ces licenciements a été particulièrement sévère. Quatorze mois après la fermeture de Tango Gameworks, responsable du titre acclamé Hi-Fi Rush, Microsoft a également annulé un projet prometteur d’un shooter en ligne par ZeniMax Online Studios. Cette décision a suscité de vives tests de la part des anciens développeurs, qui affirmaient que le projet, nommé Project Blackbird, progressait bien et avait même été apprécié par Phil Spencer, le PDG de Microsoft Gaming.
Il semble que la décision de mettre fin à ce projet n’ait pas été souhaitée par l’exécutif, mais dictée par des priorités supérieures. Finaliser Project Blackbird impliquait des coûts élevés, le projet étant sur le point d’entrer en production, avec une sortie estimée pour fin 2028. Toutefois, les priorités de Microsoft se concentrent désormais sur le renforcement de ses infrastructures d’IA, laissant un goût amer aux passionnés comme aux développeurs.



