La lutte pour la domination dans le secteur du jeu vidéo prend une nouvelle tournure, alors qu’Ubisoft et Microsoft redéfinissent les règles. Entre acquisitions massives et défis de croissance, les ambitions de Game Pass sont confrontées à la réalité du marché et à l’incertitude des consommateurs quant à la propriété numérique.
La fabuleuse rumeur : Comme l’a récemment déclaré l’exécutif d’Ubisoft, Philippe Tremblay, nous devrions accepter que nous ne possédons plus les jeux pour lesquels nous payons. Microsoft a tenté – et continue de tenter – de construire une entreprise florissante autour de ce concept avec Game Pass. Devinez comment les choses se passent maintenant ?
Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, aurait pu fermer la division Xbox en 2021, mais il a plutôt décidé de miser gros en acquérant deux des développeurs de jeux les plus performants de l’industrie. Selon un communiqué récent de The Information, Nadella a été confronté à une décision commerciale cruciale liée au service de jeux en cloud Game Pass.
En 2021, Nadella a choisi d’acquérir ZeniMax Media, propriétaire de Bethesda, pour 7 milliards €, suivi de l’achat d’Activision Blizzard pour 75,4 milliards € en 2023. Grâce à ces acquisitions, Microsoft visait à augmenter considérablement le nombre d’abonnés à Game Pass au cours des prochaines années. Bien que l’entreprise ne partage plus de chiffres spécifiques sur les abonnements cloud, The Information rapporte que le secteur Game Pass ne répond toujours pas aux attentes internes.
Microsoft avait initialement prévu plus de 100 millions d’abonnés à Game Pass d’ici 2030, avec un ambitieux taux de croissance de 40 % d’une année sur l’autre. Nadella a approuvé l’acquisition d’Activision Blizzard dans le but d’atteindre ces objectifs ambitieux, qui étaient liés à son package de rémunération. Cependant, cette disposition a finalement été supprimée en 2023 après que l’entreprise n’ait pas réussi à atteindre ses objectifs agressifs concernant Game Pass pendant deux années consécutives.

Les investisseurs considèrent désormais Game Pass comme une opportunité décevante – hautement volatile et trop dépendante des grandes sorties comme Call of Duty. Microsoft a également échoué à convaincre les éditeurs de jeux d’adopter ses services cloud Azure. Même Activision, maintenant partie du géant technologique de Redmond, continue de louer des serveurs cloud pour des tâches de développement auprès de Google et Amazon.
Quand on lui a demandé comment se portait Game Pass, Microsoft a fait référence aux récentes remarques de Nadella aux actionnaires, soulignant le nouveau record de revenus établi par l’entreprise. Les dirigeants tentent de plus en plus de transformer toute l’industrie du jeu en un modèle d’abonnement exclusif, mais les clients restent sceptiques quant à l’idée de ne posséder rien de valeur après chaque achat numérique.
Microsoft se concentre désormais principalement sur l’intelligence artificielle en tant que moteur clé de ses perspectives commerciales futures. Ce changement de priorités indique que la sous-performance d’Activision a eu peu d’impact sur l’évaluation boursière de l’entreprise. Selon l’investisseur Denny Fish de Janus Henderson, les investissements dans l’infrastructure des centres de données et les accélérateurs d’IA sont devenus bien plus importants pour les actionnaires que l’accord avec Activision.



