Des nouvelles récentes sur le projet de Bungie, Marathon, révèlent des éléments intrigants concernant son modèle économique. Bien que des rumeurs aient circulé concernant un prix de 40 €, il semblerait que Bungie ait finalement opté pour un jeu payant à l’achat, écartant l’idée d’un passage au modèle gratuit.
Paul Tassi, un journaliste bien connu pour son analyse sur la franchise Destiny, a rapporté qu’une source chez Bungie a confirmé que la décision de faire de Marathon un jeu payant a été prise l’année dernière. Cette orientation est, en partie, une réponse à la performance de « The Finals », qui n’a pas connu le succès attendu malgré son lancement gratuit.

Les dirigeants de Bungie misent sur leur réputation bien établie dans le domaine des jeux multijoueurs pour convaincre les joueurs d’investir d’emblée dans Marathon. Cela évoqué, cette stratégie est mise au défi par l’échec récent de Concord, un autre jeu multijoueur affiché au même prix qui n’a pas réussi à captiver le public.
Malgré les questions soulevées sur la viabilité d’un modèle économique payant, il semble que Bungie soit trop engagé dans le développement actuel de Marathon pour envisager un retour à un modèle gratuit. Initialement prévu pour sortir cette année, le lancement a été repoussé à 2025, avec une révélation majeure attendue au printemps prochain.
Bungie aurait déjà élaboré des plans pour une boutique de cosmétiques ainsi que des passes de bataille premium, des pratiques courantes au sein des jeux gratuits. Ce paradoxe suggère que la décision de retirer Marathon du modèle gratuit pourrait bien découler d’une pression interne visant à améliorer les revenus afin d’assurer la pérennité de l’équipe de direction.
Ainsi, la réticence de Bungie à adopter un modèle gratuit semble également refléter une volonté de répondre aux attentes de Sony, qui pourrait chercher à renforcer les performances financières de ses studios. Les joueurs pourraient donc se retrouver devant une expérience payante affichant les caractéristiques d’un jeu gratuit, suscitant des interrogations quant à leur fair-play.



