Les autorités américaines démantèlent un réseau de trafic de puces AI cachant des envois vers la Chine
Les autorités américaines ont démantelé un réseau de trafic de puces AI qui tentait illégalement de faire entrer les puces AI H100 et H200 de NVIDIA en Chine.
Une opération complexe à Houston
Les contrôles à l’exportation sont devenus cruciaux pour les États-Unis, surtout depuis que l’AI est considérée comme une question de sécurité nationale. Depuis l’administration Biden, des efforts ont été faits pour bloquer la vente des puces AI les plus avancées de NVIDIA à des pays comme la Chine. Malgré cela, des réseaux de contrebande trouvent des moyens de contourner ces restrictions. Le ministère américain de la Justice a révélé qu’un réseau à Houston a été condamné pour ce trafic.
Gong et ses complices ont mené un plan complexe pour faire entrer des unités de traitement graphique de haute performance en Chine. Ce cas souligne l’importance de la coopération inter-agences pour protéger la technologie américaine ; le FBI, avec ses partenaires, poursuivra ces violations.
– Roman Rozhavsky, Directeur adjoint du FBI
Selon les documents judiciaires, Alan Hao Hsu et des membres de sa société, Hao Global LLC, ont cherché à exporter des puces AI H100 et H200 de NVIDIA d’une offre de 160 millions $ (152 millions €) en manipulant des documents officiels. Le réseau a été découvert grâce à un transfert de fonds en provenance de la République Populaire de Chine. Les puces ont été expédiées vers des entrepôts américains, reclassées sous le nom « SANDKYAN », permettant ainsi leur exportation.

La demande croissante de puissance de calcul AI en Chine a poussé le pays à adopter des solutions de contournement aux contrôles à l’exportation américains, y compris des services de location et le déploiement de centres de données à l’étranger. Cette situation inquiète les États-Unis, qui cherchent activement à identifier et éradiquer ces réseaux de trafic.



