NVIDIA traverse une période difficile, car son PDG a récemment exprimé son désarroi face à la décision de la Chine d’éliminer les puces AI de l’entreprise, impactant directement son marché.
La confiance de la Chine dans ses solutions AI domestiques
La situation de Team Green en Chine ne s’améliore pas. Avec les tensions géopolitiques, Jensen Huang fait face à une nouvelle contrainte : l’interdiction imposée par l’administration chinoise. Un rapport du FT révèle que la Cyberspace Administration de Chine (CAC) a demandé à des entreprises comme Tencent et ByteDance de cesser les tests sur les GPU RTX 6000D, stoppant ainsi des commandes importantes. Cela signale une tendance vers un véritable embargo sur les produits de NVIDIA.
Cette décision est qualifiée d’agressive, surpassant les précédentes actions de la Chine. Celles-ci comprenaient déjà des restrictions sur les expéditions de puces AI H20 au nom de la sécurité. Lors d’une visite d’État au Royaume-Uni, le PDG de NVIDIA a partagé son point de vue : « Nous ne pouvons servir un marché que si le pays souhaite ce présence. Je suis déçu par ce que je constate. »

Une offensive vers des solutions AI locales
La Chine semble s’engager résolument vers des solutions AI nationales, grâce à des progrès réalisés par des entreprises comme Huawei et Cambricon. Le rapport souligne que la Chine juge maintenant ses puces AI suffisamment compétitives pour rivaliser avec les offres de NVIDIA, surtout dans le contexte des contrôles d’exportation. L’arrêt des commandes de puces AI de NVIDIA fait partie de sa stratégie pour réduire sa dépendance technologique.
Malgré des performances améliorées dans leur production, la Chine fait face à des bottleneck (goulots d’étranglement), notamment en matière de composants essentiels pour les puces AI. Le défi n’est pas seulement technique, mais exige également des investissements substantiels. La dynamique entre Team Green et la Chine pourrait changer radicalement dans les mois à venir, renforçant les barrières commerciales.



