Ivre, le CEO d’Ubisoft attribue l’échec de Star Wars Outlaws à la licence, pas de jeu durable éternellement
Yves Guillemot, le PDG d’Ubisoft, a répondu à plusieurs questions lors de l’Assemblée Générale de l’entreprise en 2025, qui s’est tenue plus tôt ce mois-ci (un enregistrement est disponible ici, bien qu’une inscription soit requise pour y accéder).
L’exécutif a abordé des sujets sensibles concernant Ubisoft, notamment l’échec commercial de Star Wars Outlaws, qu’il attribue en grande partie aux problèmes que rencontre actuellement la franchise :
Pour Star Wars Outlaws, nous n’avons pas atteint les objectifs de vente. Le jeu a souffert de plusieurs facteurs. D’abord, il est sorti à un moment où la marque – celle à laquelle il appartient – était dans des eaux troubles. De plus, le jeu avait quelques éléments qui nécessitaient encore des améliorations et qui ont été corrigés dans les premières semaines suivant sa sortie, ce qui a affecté les volumes de ventes. Nous avons considérablement amélioré le jeu après ces premières semaines, et il sera publié sur des consoles à venir telles que la Nintendo Switch 2, avec une nouvelle version du jeu.
Guillemot fait ici référence au fait que certains produits Star Wars lancés juste avant Star Wars Outlaws n’ont pas bien marché. Il se pourrait qu’il mentionne The Acolyte, diffusé entre juin et juillet 2024 et déjà annulé en août en raison d’une faible audience.
Il est difficile d’imaginer que The Acolyte ait eu un impact si significatif sur les ventes de Star Wars Outlaws. En effet, d’autres séries live comme The Mandalorian, Andor et Ahsoka ont reçu un bien meilleur accueil. Ce qui est plus pertinent, c’est la seconde partie de l’affirmation de Guillemot, où il reconnaît que le jeu a été lancé avec de nombreux problèmes, qui n’ont été résolus que dans les mois suivants. Peut-être que le jeu, dans son état actuel amélioré, attirera un nouveau public sur la Nintendo Switch 2, prévue pour le lancement le 4 septembre.
Initiative Stop Killing Games
Lors de l’Assemblée Générale 2025, le PDG d’Ubisoft a également évoqué l’initiative Stop Killing Games :
Concernant la pétition, nous opérons dans un marché où chaque fois que nous sortons un jeu, nous fournissons beaucoup de support pour celui-ci. Nous mettons également à disposition de nombreux services pour garantir que le jeu reste accessible et jouable 24/7. Nous donnons des informations sur le jeu et sa durée de disponibilité. Les joueurs et acheteurs sont prévenus que le jeu peut être arrêté.
[…] Ce genre de problème n’est pas spécifique à Ubisoft. Tous les éditeurs de jeux vidéo doivent faire face à cette question. Vous offrez un service, mais rien n’est gravé dans le marbre et le service peut être interrompu un jour. Rien n’est éternel. Nous faisons de ce mieux pour assurer que tout se passe bien pour tous les joueurs, car, évidemment, le support pour les anciens jeux ne peut pas durer indéfiniment. C’est une préoccupation sur laquelle nous travaillons, et l’industrie dans son ensemble s’efforce de minimiser l’impact sur les joueurs. Il est clair que c’est un aspect à considérer. La durée de vie d’un logiciel, lorsqu’il y a un composant de service, peut aboutir à l’interruption de ces derniers, car le logiciel peut devenir obsolète avec le temps.



