NVIDIA fait un retour sur le marché de l’IA en Chine, un développement essentiel après une période de part de marché résiduelle. Toutefois, l’entreprise doit maintenant naviguer à travers des défis réglementaires et une forte concurrence.
Les défis américains : une taxe de 25 % sur chaque H200 vendu en Chine
L’un des principaux obstacles à la vente des puces H200 d’NVIDIA en Chine est la taxe de 25 % imposée par le gouvernement américain, supérieure à l’ancienne de 15 %. Bien que NVIDIA soit autorisé à vendre des H200 plus performantes, le coût estimé de 30 000 € complique la guerre des prix avec des concurrents, tels que Huawei. La seule solution serait d’augmenter le prix, ce qui désavantage l’entreprise face aux alternatives locales.

En plus de cela, les H200 seront produites à Taïwan, transportées aux États-Unis pour taxation, puis envoyées à Pékin. Ce processus complexe augmente les coûts de fabrication et de logistique, rendant difficile toute vente à 30 000 € sans réductions de marges.
Les difficultés en Chine : les CSPs soumis à des restrictions d’achat
La situation en Chine est devenue plus compliquée. Le gouvernement exige que les entreprises nationales justifient leurs achats de H200 et que les commandes soient acceptées uniquement si les puces locales ne répondent pas aux mêmes besoins. Malgré la demande potentielle de grandes entreprises comme ByteDance et Tencent, des doutes subsistent quant à la capacité d’NVIDIA à satisfaire cette demande.
Le marché chinois a rapidement évolué avec des entreprises comme Huawei introduisant des solutions concurrentes. Les caractéristiques des puces Huawei, bien que distinctes, montrent des performances comparables. Cependant, des problèmes de développement persistent en raison de l’absence d’équivalents à CUDA.

Quel avenir pour NVIDIA ?
Bien que le retour d’NVIDIA en Chine soit un moment clé, l’avenir dépendra de la capacité de l’entreprise à satisfaire la demande et à se conformer aux contraintes des réglementations américaines. La place d’NVIDIA dans le marché de l’IA en Chine demeure incertaine face à la montée des technologies locales.



