Il semblerait que l’industrie des semi-conducteurs en Chine progresse rapidement, avec l’ambition de dépasser les leaders traditionnels comme la Corée du Sud et Taïwan.
L’industrie des semi-conducteurs en Chine sur le point de dépasser les leaders mondiaux
La compétition mondiale pour la suprématie en matière de production de puces est vive. Avec l’arrivée de Donald Trump à la présidence, les États-Unis ont modifié leur approche, axée davantage sur la production locale. Pendant ce temps, la Chine augmente rapidement sa capacité de production. Un rapport du Yole Group (via ETNews) indique que le pays se classe actuellement au troisième rang, derrière la Corée du Sud et Taïwan.
Plus important encore, le Yole Group souligne que la Chine pourrait bien prendre la tête du secteur d’ici 2030. Les fonderies chinoises sont en pleine expansion de leurs lignes de production, un signe révélateur de leur ambition croissante. Cependant, en matière de technologie de processus, la Chine accuse un retard de cinq à dix ans. Le fondeur soutenu par l’État, SMIC, aurait déjà réussi à développer des puces en 6nm.

Depuis le début de la guerre commerciale sur les semi-conducteurs, la Chine accélère la création d’un écosystème indépendant. Elle devient rapidement un acteur majeur sur le marché des fonderies.
– Yole Group
La capacité de production de la Chine illustre sa quête d’autonomie. Bien que le pays soit pour l’instant limité à des nœuds matures, son objectif est d’influencer le marché mondial des semi-conducteurs. Le PDG d’ASML indiquait que l’Europe dépend de ces nœuds en provenance de Chine, accentuant les défis de l’approvisionnement en semi-conducteurs.
Selon les estimations, la capacité de production des puces en Chine pourrait atteindre jusqu’à 30 % du marché mondial des fonderies d’ici 2030, surpassant ainsi les leaders actuels. Avec les avancées rapides dans la technologie des semi-conducteurs, il ne devrait pas falloir longtemps avant que Pékin ne rivalise sur le plan mondial.



