Les récents développements dans les technologies de rendu graphique mettent en lumière les avancées significatives apportées par Microsoft avec DirectX Raytracing 1.2, offrant des capacités améliorées pour les jeux futurs. L’optimisation promise pourrait transformer l’expérience de jeu tout en rendant ces techniques plus accessibles.
La récente présentation de Microsoft lors de la GDC de cette semaine a offert un aperçu de l’avenir du support de ray tracing dans DirectX. La société affirme que DirectX Raytracing 1.2 pourrait aider les développeurs à doubler les performances du ray tracing et du path tracing.
Deux fonctionnalités clés sous-tendent cette mise à jour : les micromaps d’opacité (OMM) et le réordonnancement de l’exécution des shaders (SER). Les OMM peuvent aider les jeux utilisant le path tracing à être jusqu’à 2,3 fois plus rapides en réduisant les invocations de shaders et en optimisant les données d’opacité pour améliorer l’efficacité du rendu. Pendant ce temps, le SER regroupe intelligemment l’exécution des shaders pour minimiser la divergence, améliorant les performances jusqu’à 2 fois.

Bien que le ray tracing soit initialement apparu comme une fonctionnalité secondaire dans des jeux tels que Battlefield V et Cyberpunk 2077, des titres récents en ont fait un élément indispensable, indiquant qu’il deviendra bientôt la norme. Parmi les exemples, on trouve Star Wars Outlaws, Indiana Jones and the Great Circle, et Assassin’s Creed Shadows.
Le path tracing est une forme plus avancée du ray tracing qui améliore considérablement la précision de l’éclairage dynamique et des ombres, mais engendre des coûts de performance importants. Il nécessite généralement des GPU haut de gamme pour fonctionner efficacement dans des jeux tels que Cyberpunk 2077, Alan Wake 2, Black Myth: Wukong, et le récent demo Half-Life 2 RTX. Doom: The Dark Ages, qui sortira en mai, exigera également le ray tracing et proposera un path tracing optionnel.
Le DirectX Raytracing 1.2 sera disponible pour les développeurs à partir du mois prochain. Par conséquent, le ray tracing et le path tracing pourraient devenir considérablement moins exigeants dans les nouveaux jeux au cours des prochaines années. Il n’est pas surprenant que les cartes graphiques NVIDIA RTX soient les premières à prendre en charge cette mise à jour API, tandis que Microsoft collabore avec AMD, Intel et Qualcomm pour élargir le support.
Microsoft a également partagé plus de détails sur les vecteurs coopératifs et le rendu neural, qui visent à intégrer les charges de travail d’IA dans le rendu graphique en temps réel. Une nouvelle fonctionnalité fondamentale, la compression de texture par bloc neural, réduit considérablement l’utilisation de mémoire, potentiellement bénéfique pour les utilisateurs disposant de GPU ayant 12 Go de VRAM ou moins. De plus, le supersampling neural et le débruitage devraient améliorer la qualité d’image dans les jeux utilisant le path tracing.
Le rendu neural de DirectX et le support des vecteurs coopératifs sont apparus pour la première fois en janvier. Microsoft a expliqué que le rendu neural optimise les opérations matrices-vecteurs pour l’entraînement de l’IA et permet à des réseaux neuronaux plus petits de fonctionner efficacement lors des processus de shading des GPU.



