Les puces H20 AI de NVIDIA rencontrent des difficultés pour pénétrer le marché chinois, car les médias d’État locaux expriment des doutes sur leur sécurité, mentionnant des problèmes de backdoors.
Après avoir longuement cherché l’approbation pour introduire ses puces en Chine, Jensen a enfin reçu le feu vert de l’administration Trump. Cependant, une enquête ouverte par un régulateur chinois sur les puces H20 soulève des inquiétudes concernant des vulnérabilités qui pourraient retourner à Washington. Selon Reuters, la chaîne d’État CCTV a affirmé que la puce H20 n’est pas sûre pour le marché AI domestique en raison de plusieurs backdoors.
Lorsque ce type de puce n’est ni écologique, ni avancé, ni sûr, les consommateurs ont certainement la possibilité de ne pas l’acheter.
-Reuters
Ce n’est pas la première fois que la Chine remet en question l’introduction des puces H20. Récemment, l’organisme de cybersécurité du pays a demandé à NVIDIA d’enquêter sur de possibles backdoors, notamment pour la surveillance des puces et un ‘interrupteur d’arrêt’. En réponse, NVIDIA a publié un article de blog assurant qu’il n’intégrait pas de tels mécanismes, mais malgré cela, les médias chinois restent sceptiques.

Il est crucial de souligner que l’administration Trump n’a pas exclu l’implémentation de backdoors ou de mécanismes similaires dans les puces AI destinées à la Chine. Ce mouvement s’inscrit dans le plan d’action sur l’IA du gouvernement, un sujet que ils ont abordé en détail. Ainsi, écarter complètement l’existence de ces soi-disant backdoors n’est pas totalement envisageable pour le moment. Cependant, NVIDIA affirme que les puces H20 ne contiennent aucune de ces mesures.
NVIDIA doit prendre en compte le marché AI chinois pour écouler une importante quantité de son inventaire, et alors que la firme met en œuvre sa stratégie de communication pour répondre aux préoccupations, il semble que les médias locaux restent méfiants vis-à-vis des déclarations de l’entreprise.



