Huawei fait désormais l’objet d’accusations concernant le rachat de talents en provenance de NVIDIA en Chine. Le scientifique en chef de NVIDIA a affirmé que plusieurs anciens ingénieurs travaillaient désormais pour l’entreprise chinoise.
Huawei Renforce Ses Efforts Logiciels en Recrutant des Anciens Ingénieurs de NVIDIA
La situation de NVIDIA en Chine est mise à mal par les restrictions américaines, ce qui pousse Jensen Huang à contester les sanctions imposées par l’administration Trump. Des concurrents comme Huawei cherchent à accélérer le développement de leurs puces et écosystèmes logiciels en intelligence artificielle, devenant ainsi un sérieux prétendant pour NVIDIA.
Selon Bill Dally, scientifique en chef de NVIDIA, l’interdiction américaine concernant l’accélérateur AI H20 a permis aux entreprises chinoises de se développer en attirant des talents de haut niveau en IA. En 2019, moins d’un tiers des chercheurs chinois en IA étaient recensés, mais ce chiffre est désormais monté à 50 %.

Huawei est parvenu à constituer une équipe solide de chercheurs en IA, constituée d’anciens ingénieurs de NVIDIA. Leur but est de développer des logiciels pour l’entreprise chinoise. La position de NVIDIA en Chine demeure essentielle grâce à son écosystème logiciel robuste, CUDA, qui est fondamental pour les grandes entreprises technologiques chinoises. De son côté, Huawei dispose de sa propre solution, CANN, qui ne rivalise pas en termes de performance.
Dally a également noté que la technologie hardware de Huawei n’est pas à la hauteur de celle de NVIDIA. Cependant, les puces Ascend 910C et 910B de Huawei seraient plus adaptées aux entreprises nationales, grâce à leur disponibilité et leur exemption des incertitudes géopolitiques. NVIDIA, face à cette situation, doit réévaluer ses options sur le marché chinois, offrant ainsi à Huawei une fenêtre pour gagner des parts de marché.



