Samsung aurait subi une énorme fuite de propriété intellectuelle et de données sensibles concernant sa production de RAM à 16nm, de la part de deux anciens employés qui auraient rejoint l’entreprise chinoise CXMT, en échange de millions de dollars.
Deux anciens employés de Samsung auraient divulgué des secrets sur la RAM 16nm à CXMT, causant 1,8 milliard de dollars de dommages
Les accusés sont un certain « M. Kim » et un certain « M. Bang », et ils auraient violé la loi coréenne sur la prévention et la protection contre les fuites de technologie industrielle. Il s’agit plus précisément de deux anciens employés du géant sud-coréen Samsung qui sont retournés dans leur pays en provenance de Chine.
Selon les informations de KED Global, ils se seraient enrichis en partageant des secrets technologiques sur les mémoires DRAM Samsung 16nm avec le fabricant chinois CXMT (ChangXin Memory Technologies). Cela leur aurait rapporté des millions de dollars de salaire annuel de la part de CXMT.

Les procureurs affirment que la divulgation d’informations protégées sur les DRAM aurait causé environ 1,8 milliard de dollars de dommages, réduisant ainsi considérablement l’écart technologique entre Samsung et CXMT, c’est-à-dire entre la Corée et la Chine.
C’est un coup dur pour Samsung, qui contrôle environ 40% du marché des DRAM. C’est pourquoi la Corée du Sud est particulièrement intéressée par la lutte contre les fuites technologiques, et les services de renseignement du pays (NIS) ont été les découvreurs de cette affaire.
Un élément de plus dans la lutte de la Chine pour dominer tous les secteurs de pointe

CXMT a déclaré à Reuters que l’entreprise « respecte les droits de propriété intellectuelle et dispose d’un mécanisme solide pour éviter que des informations de tiers ne soient apportées par ses employés ».
Ces mots semblent vides de sens, compte tenu de l’effort considérable de la Chine pour rattraper des pays comme Taïwan, la Corée du Sud ou les États-Unis dans des domaines tels que la fabrication de toutes sortes de puces (NAND, DRAM, GPU, CPU…), où leurs avancées étaient jusqu’à récemment plutôt insignifiantes.
Ils tentent même de le faire dans des secteurs comme l’aviation, où le Comac C919 veut devenir une alternative aux avions européens Airbus A320neo et américains Boeing 737 MAX.
Les services de renseignement sud-coréens affirment que ce type de fuite s’accélère, surtout ces cinq dernières années…



