Arm, le spécialiste britannique des processeurs, envisage de transformer son approche en 2023 en se concentrant non seulement sur l’efficacité énergétique, mais aussi sur des fréquences de fonctionnement plus élevées. L’optimisation pour l’accélération de l’IA et des GPU sera également essentielle, promettant de nouvelles avancées pour un avenir technologique passionnant.
La grande image : Lorsque vous pensez aux conceptions de processeurs d’Arm, l’efficacité énergétique est probablement l’une des premières caractéristiques qui vous viennent à l’esprit. L’architecture RISC de l’entreprise britannique a longtemps été louée pour son approche axée sur l’efficacité, surtout comparée aux puces x86 d’AMD et d’Intel. Cependant, selon Chris Bergey, responsable de l’activité client d’Arm, cette narration devrait évoluer cette année.
Lors d’un entretien avec PCWorld au CES, Bergey a révélé qu’après avoir atteint un élan en IPC (instructions par fréquence), Arm cible désormais des fréquences de fonctionnement plus élevées. Bien que certains produits Arm excellent en IPC, leur vitesse de fréquence inférieure par rapport aux rivaux a freiné les performances globales.
Une autre priorité majeure est l’optimisation des conceptions de CPU et de GPU d’Arm pour l’accélération de l’IA. Pour les CPU, cela implique l’ajout de nouvelles fonctionnalités d’ensemble d’instructions au-delà de Neon, Scalable Vector Extensions (SVEs) et SVE2 pour mieux gérer les charges de travail liées à l’IA.
Le secteur GPU d’Arm est également renforcé par un accent sur l’IA/ML. Bergey a souligné des techniques telles que le rendu à des résolutions plus faibles, puis l’utilisation de l’IA pour améliorer la qualité, semblable au DLSS de NVIDIA. Cette approche permet de meilleures visuels tout en nécessitant moins de puissance GPU.

Il a fourni un exemple d’un appareil mobile rendu nativement à 1080p à 60 Hz ou utilisant l’IA pour interpoler à partir d’un rendu de 540p à 30 Hz afin d’améliorer l’efficacité. Il a ajouté que l’entreprise vise à « devenir un leader » dans l’optimisation du traitement total sur les GPU dans un environnement mobile.
Ces avancées CPU et GPU accélérées par l’IA pourraient être intégrées dans la prochaine génération de la plateforme de calcul « Arm CSS for Client », prévue pour faire ses débuts en 2025.
Cependant, la recherche de fréquences de fonctionnement plus élevées et l’accélération de l’IA ne sont pas les seules ambitions d’Arm. L’entreprise se concentre également sur l’optimisation des conceptions de CPU pour atteindre des vitesses de fréquence maximales sur les dernières nœuds de processus semi-conducteurs.
Comme l’a expliqué Bergey, Arm prévoit de fournir « cette recette pour certains des derniers [nœuds de fabrication] » afin d’aider les fournisseurs à « maximiser cette fréquence et aller vers un design à quatre gigahertz. »
Concernant le conflit juridique en cours entre Arm et Qualcomm, la saga semble loin d’être résolue. Bergey a noté que malgré une récente décision de justice, des problèmes importants demeurent « non résolus » entre les deux entreprises. L’avenir de cette affaire reste incertain et nécessitera d’autres négociations.



