Ancien Responsable d’Assassin’s Creed Poursuit Ubisoft pour 1,3M€ après un « Licenciement Constructif »
En octobre 2025, peu après que Ubisoft a présenté sa filiale Vantage Studios en collaboration avec Tencent pour gérer les franchises Assassin’s Creed, Rainbow Six et Far Cry, Marc-Alexis Côté, responsable de la série Assassin’s Creed, a été confirmé comme partant. Ubisoft a d’abord présenté ce départ comme un choix de Côté, qui aurait refusé un poste au sein de Vantage Studios. Cependant, trois jours plus tard, Côté a déclaré qu’il n’avait pas choisi de partir, affirmant que « Ubisoft m’a demandé de me retirer. »
1,3 million d’euros en jeu
Selon ses déclarations, Côté n’avait « aucun ressentiment » à l’époque, mais cette affirmation est remise en question suite à un rapport de Radio-Canada, révélant qu’il poursuit Ubisoft pour 1,3 million d’euros, accusant l’entreprise de « licenciement constructif » pour éviter de lui verser des indemnités.
Quinze ans d’expérience
Côté a passé deux décennies chez Ubisoft, dont la majorité à travailler sur la franchise Assassin’s Creed, où il a été à la tête des opérations durant les trois dernières années. Selon la plainte, un poste de « responsable de franchise » a été proposé dans la nouvelle structure, mais Côté a perçu cela comme une perte de pouvoir. Après avoir rejeté ce poste, il a reçu une offre pour un rôle de « responsable de production« , qu’il a également refusé, entraînant une période d’anxiété professionnelle.
Une fois son congé terminé, il a préféré demander une indemnité plutôt que d’accepter une « démotion inacceptable« . Ubisoft a répondu en lui conseillant de ne pas revenir à son poste, annonçant ensuite à ses équipes qu’il avait « choisi de poursuivre un nouvel itinéraire« . En conséquence, Côté réclame une levée de sa clause de non-concurrence pour pouvoir retrouver un emploi dans l’industrie.
Actuellement, Ubisoft n’a pas encore commenté cette affaire. En parallèle, cette situation fait écho à d’autres licenciements controversés au sein de l’entreprise, notamment la fermeture du studio d’Halifax qui a conduit au licenciement de 71 employés. CWA Canada a contesté la décision de stop des opérations en affirmant qu’elle était liée au vote de syndicalisation.



